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Baromètre santé-social 2025 : la santé face au défi des inégalités10 janvier 2026La Mutualité Française et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) ont publié le 20 novembre 2025 la 3e édition de leur Baromètre santé-social. Face aux disparités territoriales qui fragilisent notamment l’accès aux soins, ce rapport insiste sur la force de la mobilisation locale et des partenaires entre mutuelles et territoires.
L’accès aux soins reste le point de friction majeur entre les attentes des Français et la réalité du terrain. Au cours des 12 derniers mois, 65% d’entre eux ont renoncé à se soigner. Les tensions déjà observées sur la densité de médecins généralistes, avec plus de 6 millions de Français sans médecin traitant selon les estimations de la Drees, se sont non seulement maintenues, mais souvent aggravées dans les zones rurales et périurbaines. Tel est le constat du 3e Baromètre santé-social publié conjointement, le 20 novembre 2025, par la Mutualité Française et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF).Les réponses à notre baromètre UNSA des retraités pointent de façon pertinente ce constat en y ajoutant la dimension économique qui fait que de nombreuses personnes renoncent aussi aux soins car il y a des dépassements d’honoraires.
Déserts médicaux : une France à plusieurs vitessesRéalisé à partir d’indicateurs issus de sources publiques, le Baromètre santé-social 2025 rappelle que l’accessibilité aux soins varie aujourd’hui d’un facteur 1 à 7 suivant le territoire. La légère hausse du nombre de généralistes, soit +1% depuis le baromètre 2023, ne suffit pas à enrayer les déserts médicaux qui concernent 87% de la population. Cette situation inacceptable nourrit un sentiment d’abandon chez de nombreux citoyens.A ce sujet notre Baromètre UNSA des retraités est très éclairant et nous rappelons que sans mesures d’obligation d’installation ce fléau des déserts médicaux ne trouvera pas de solution .
Cependant, l’étude souligne que des solutions émergent de la base. Les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), soutenues par les maires et les mutuelles, les maisons de santé ou encore les contrats locaux de santé (CLS) continuent de se déployer pour organiser les soins non programmés et améliorer la coordination ville-hôpital. Ces dispositifs de proximité sont la preuve qu’une médecine territoriale et collaborative est possible. En parallèle, la Mutualité Française déploie près de 3 000 services de soins et d’accompagnement mutualistes pour garantir un accès équitable à la santé partout sur le territoire. Des initiatives originales portées avec les municipalités permettent d’aller directement à la rencontre des patients, à l’instar du Buccobus, un véhicule itinérant qui propose des soins dentaires en milieu rural.
La santé mentale au cœur de l’urgence sanitaireCette 3e édition consacre également un volet spécifique à la santé mentale et confirme l’ampleur du défi de la Grande cause nationale. Rappelons qu’au mois de septembre 2025, la Mutualité Française, l’Institut Montaigne et l’Institut Terram se sont associés pour publier une enquête inédite intitulée “Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux outre-mer. Cartographie des inégalités”. Parmi les enseignements de cette étude, il apparaît qu’un jeune sur quatre de 15 à 29 ans présente des signes de dépression, avec des taux alarmants dans les territoires ultramarins (jusqu’à 52 % en Guyane).
Derrière la tension constante sur le nombre de médecins généralistes, se cache une pénurie préoccupante de spécialistes. Le baromètre met en évidence des déséquilibres critiques dans la densité de psychologues, de psychiatres et de pédopsychiatres en fonction des territoires. Ainsi, l’attente de prise en charge dans un centre médico-psychologique (CMP), en particulier en pédopsychiatrie, se mesure régulièrement en mois.
Face à ce constat, les initiatives mutualistes de proximité et les conseils locaux en santé mentale (CLSM), dont le maillage progresse, sont plus que jamais essentiels pour offrir une réponse rapide et coordonnée. Les formations aux premiers secours en santé mentale, les actions de prévention dans les écoles ou les dispositifs d’écoute pour les agents territoriaux montrent la voie d’une santé mentale de proximité, ancrée dans la communauté.
Inégalités environnementalesAu-delà de l’accès aux soignants, ce rapport met en lumière deux autres crises silencieuses qui pèsent sur le quotidien des Français. La première concerne la santé environnementale. Actuellement, 72% des Français s’inquiètent de l’effet des facteurs liés à l’environnement sur leur santé. La qualité de l’eau potable reste préoccupante et inégale entre les départements. Les données de la Base Sise Eaux révèlent que des millions de Français sont encore alimentés par de l’eau non conforme aux limites de qualité, notamment en raison de la présence de pesticides. De même, l’exposition aux particules fines (PM2,5) accentue le risque de maladies respiratoires dans les zones urbaines et industrielles.
Se superposant souvent aux inégalités sociales, ces sujets de santé environnementale sont cruciaux pour les maires et présidents d’intercommunalité qui agissent et innovent au quotidien pour limiter l’exposition de leurs administrés aux pollutions, dont les plus fragiles. En complément, les mutuelles déploient, en lien avec des acteurs locaux – collectivités territoriales, agences régionales de santé – des actions de promotion de la santé et de prévention auprès du grand public.
Autonomie : des besoins croissantsEnfin, le baromètre propose un focus sur la crise du secteur de l’autonomie dont les besoins de prise en charge sont en forte croissance en milieu urbain. Outre le recul de l’offre de places en établissement pour personnes âgées depuis 2021, la forte disparité des tarifs en Ehpad rend l’hébergement parfois inabordable pour les classes moyennes et modestes, avec un coût moyen de 95€ par jour hors aide sociale.
Les longs délais de traitement des dossiers par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) demeurent problématiques, soulignant la lourdeur administrative face à la vulnérabilité. Amorce de changement positif : des collaborations entre les acteurs locaux et les mutuelles facilitent l’accompagnement des seniors et de leurs aidants dans le bien-vieillir et leur permettent de rester à domicile le plus longtemps possible.
L’avis de l’UNSA Retraités :Ce baromètre santé/social ciblant toutes les tranches d ‘âge arrive grosso modo aux mêmes constats et identifications des problèmes que celui de l’Unsa-Retraités qui ne traitait que des retraités mais dans toutes les dimensions de leur vie.Déserts médicaux, disparités territoriales, inquiétude sur les Ehpad, complexité administrative des démarches. Tout cela, nous le martelons depuis longtemps. Voire que d’autres enquêtes vont dans le même sens nous conforte dans nos combats. Mais de constats en constats la situation continue à se dégrader et il serait bien que les décideurs prennent enfin les mesures adéquates. [...]
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Vague de froid : protéger les travailleurs n’est pas une option8 janvier 2026La France traverse depuis plusieurs jours une vague de froid marquée qui expose de nombreux salariés et agents à des risques professionnels réels. Face à cet aléa saisonnier, l’UNSA rappelle que la prévention n’est ni optionnelle ni secondaire.
Travailleurs en extérieur ou dans des entrepôts mal isolés, en déplacement ou en intervention : l’hiver et ses aléas climatiques tels que la neige ou le verglas peuvent directement toucher la santé au travail.
L’exposition au froid peut avoir des conséquences graves telles que des gelures, des crampes, l’apparition de troubles musculosquelettiques. Elle peut également entrainer une hypothermie, dont les symptômes vont des frissons et de la fatigue jusqu’à la perte de connaissance voire, dans les cas extrêmes, au coma et au décès. Il y a donc nécessité à d’identifier ces risques dans les documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et de prendre des mesures de prévention adaptées.
Tout comme les épisodes caniculaires, les périodes de grand froid supposent d’ajuster l’organisation du travail, de limiter l’exposition prolongée aux basses températures, de prévoir des pauses suffisantes dans des locaux chauffés et de mettre à disposition des boissons chaudes et des équipements de protection individuelle adéquats. Le travail isolé doit être évité autant que possible, ou sécurisé par des dispositifs d’alerte.
L’UNSA alerte également sur les risques accrus liés aux déplacements professionnels en cas de verglas ou de chutes de neige et demande – partout où cela est possible – le report des activités non urgentes, la sécurisation des accès et des parkings ainsi qu’un assouplissement des règles de recours au télétravail. Elle demande aux services de l’Etat de renforcer les contrôles pour préserver la santé des travailleurs et notamment ceux exerçant en extérieur et/ou dans des conditions difficiles.
A RETENIR : L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Aussi il doit s’assurer de :
Planifier le travail à l’extérieur en fonction des conditions météorologiques (BTP notamment) ;
Limiter le travail en zone froide et prévoir un régime de pause adapté (mise à disposition de boissons chaudes avec local de repos chauffé, dans le respect des gestes barrières) ;
Mettre à disposition des dispositifs localisés de chauffage pour les postes particulièrement exposés ;
Mettre à disposition les protections individuelles adaptées : gants, caleçons longs, pantalons et vestes isolants, surpantalons, chaussettes, bonnets ;
Éviter le travail isolé pour alerter les secours rapidement en cas de nécessité et éviter ainsi un retard de prise en charge sanitaire, sinon prévoir un système d’alarme en cas d’immobilité prolongée du travailleur.Des dispositions de récupération des heures perdues peuvent être envisagées. A défaut d’accord, la récupération des heures ne peut augmenter la durée du travail de plus d’une heure par jour ni de plus de 8 heures par semaine.
Crédit image : pressfoto on Freepik [...]
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Retraités du régime général : la punition!6 janvier 2026Les retraités du régime général, s’ils vont bien voir leur pension de base de janvier 2026 revalorisée de 0,9%, vont subir une régression sensible de leur pouvoir d’achat, par rapport à l’évolution des prix, et plus encore par rapport aux salaires des actifs. Explications.
Une évolution des pensions de base très modéréeLa pension de base moyenne 2025 s’élevait à 885 €. L’application de l’augmentation légale de 0,9% va la faire progresser de 8 € par mois pour un montant qui devrait atteindre 893 €.Pour les hommes, la pension moyenne, de 1000 € en 2025, passera à 1009 €, soit un gain de 9 €.Pour les femmes, c’est sans surprise, pire. La pension moyenne, estimée à 795 € en 2025, augmentera de 7 € pour atteindre 805 €.
Le gel des pensions du régime complémentaireCertes, la pension de base ne constitue qu’une partie de la pension totale. Celle-ci est complétée par la pension du régime complémentaire obligatoire, l’AGIRC-ARRCO, gérée par les partenaires sociaux. Elle est traditionnellement revalorisée au 1er novembre, dans le cadre d’une négociation entre organisations patronales et organisations syndicales représentatives dans le privé. N’ayant pas encore atteint le seuil de représentativité de 8% dans le secteur privé, l’UNSA ne prend pas part à ces négociations.Le principe de revalorisation des pensions AGIRC ARRCO est le suivant : la revalorisation calée sur l’inflation est pondérée par un paramètre prudentiel de moins 0,4 point. En novembre 2025, l’inflation était mesurée à 1%, la base de négociation s’opérait donc à 0,6%. Le Medef s’est arc-bouté sur une pondération de ce paramètre prudentiel en proposant une revalorisation à 0,2%. Cette obstination a conduit à une absence d’accord et donc une absence de revalorisation du point de retraite servi aux 14.7 millions de bénéficiaires du régime obligatoire. Et pourtant, ce régime dispose de réserves estimées à 86.5 milliards d’euros.
Les conséquences pour les retraités du régime généralUne partie de la pension revalorisée et l’autre gelée, cela entraîne une sous-revalorisation, estimée à 0.5% de la pension totale pour un non cadre, et une perte plus importante encore pour un cadre, dont la retraite complémentaire constitue la part la plus importante de la retraite globale.Et cela alors que la progression du salaire moyen est estimée pour 2026 à 2,1%.Les retraités du régime général vont donc subir une perte de pouvoir d’achat significative, de l’ordre d’au moins 1,5% par rapport aux salaires des actifs, mais aussi par rapport à l’évolution des prix, de l’ordre d’au moins 0,4%.Au 1er janvier 2026, le SMIC devrait augmenter de 1,18% et atteindre 1443 € net pour 35 heures. Cette revalorisation est certes insuffisante, mais cette évolution va rapprocher significativement le montant de la pension moyenne du niveau du SMIC, particulièrement pour les nouveaux retraités.Et la situation des femmes est encore plus critique puisque pour elles, la pension moyenne se situe déjà largement en dessous du SMIC, et à peine au-dessus du seuil de pauvreté.
Une confiscation des réserves du régime complémentaireLes actuels retraités du régime général ont cotisé toute leur vie active à l’AGIRC ou à l’ARRCO. Alors que les réserves de ce régime obligatoire sont largement suffisantes pour en assurer la pérennité, refuser aux retraités le simple maintien de leur pouvoir d’achat consiste à les priver du fruit de leurs cotisations passées.Le MEDEF a manifesté, lors des négociations ouvertes en janvier 2025 sur le système des retraites, son intention de voir les partenaires sociaux gérer l’intégralité du régime des retraites du privé, base et complémentaires. Avec de telles pratiques et un tel esprit d’ouverture à la négociation, il est d’avance disqualifié pour qu’on lui concède ce rôle. Les parlementaires ayant voté le PLFSS, avec toutes ses insuffisances, en respectant l’esprit et la lettre du Code de la Sécurité sociale, se sont finalement montrés beaucoup plus attentifs à la situation des retraités, dont une bonne partie sont confrontés à des précarités multiples. [...]
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Baromètre des retraités 2025 : on vous dit tout!27 décembre 2025L’édition 2025 du Baromètre UNSA des retraités met en exergue les difficultés multiples auxquelles sont confrontés les retraités disposant de petites pensions. Elle exprime aussi l’inquiétude des retraités sur les déserts médicaux.
Avec une petite retraite, la précarité et l’isolement s’imposent dans le quotidien.La précarité affecte durement les retraités disposant de pensions inférieures à 1400€, qui ont du mal à faire face aux dépenses d’entretien du logement, de mobilité, de chauffage. Pour les retraités disposant de moins de 1000 €, s’y ajoutent des privations alimentaires.Ces retraités modestes sont confrontés à l’isolement social et plus nombreux que les autres à se sentir exposés aux maltraitances et à la discrimination par l’âge. Ils sont aussi fortement affectés par la fracture numérique.Les retraités disposant de pensions comprises entre 1400 € et 2000 € connaissent également des difficultés multiples, même si c’est à un degré moindre. On peut parler de précarités pour les retraités vivant seuls, le plus souvent des femmes.Loisirs et voyages relèvent du luxe pour les retraités disposant de moins de 2000 € de pension. Un luxe inaccessible pour les plus modestes.
Le renoncement aux soins n’est pas anecdotiqueEn 2025, quatre-vingts ans après la fondation de la Sécurité sociale, il est choquant que des personnes, âgées de surcroît, renoncent à se soigner tant pour des raisons économiques que par pénurie de professionnels de santé. C’est pourtant la situation que décrivent les réponses à notre questionnaire. Un tiers de nos répondants a déjà renoncé à des soins auprès d’un médecin spécialiste.
Vous avez dit « boomers » ?Stigmatisés par la qualification de « boomers », accusés d’une posture immorale, les retraités qui ont répondu à notre enquête nous ont permis de rassembler des éléments s’opposant à cette description caricaturale de profiteurs hédonistes et égoïstes.Ils sont huit sur dix à se considérer comme « utiles aux autres », six sur dix à s’investir dans le bénévolat et un sur deux à déclarer être ou avoir été aidant familial. Tout le contraire d’une posture égoïste !A l’heure où l’on stigmatise la charge financière sur le budget de la nation que l’on impute aux retraites, il serait plus juste de considérer que l’essentiel des retraites ne relève pas de prestations sociales redistributives mais de salaires différés dont les droits ont été acquis par des contributions. Il faudrait également mesurer la part des richesses résultant du bénévolat des retraités et reposant sur le principe de solidarité.
Nous ne vivons pas tous la même retraiteÉcarts importants de revenus, différences fortes de conditions de vie, tous les retraités ne sont pas confrontés aux mêmes réalités du quotidien. Le maintien de leur pouvoir d’achat s’impose et si un effort de solidarité financière peut être demandé aux retraités comme à tous les citoyens, celui-ci ne doit pas reposer sur la condition de retraité mais sur le niveau des revenus, dans un esprit progressif impliquant à égalité de contribution, actifs et retraités. Cela passe par une refonte de la fiscalité dans un sens plus équitable.
Pour aller plus loin
Synthèse 4 pages – Baromètre des retraités 2025
Etude complète – Baromètre des retraités 2025 [...]
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Thermalisme : apaiser la douleur ne relève pas du luxe! (Mise à jour 16 décembre 2025)23 décembre 2025Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale prévoyait de réduire de 65% à 15% les remboursements de cure thermale, et ce, dès janvier 2026.Le prétexte : ces cures relèveraient plus de soins de confort que de réelles thérapies.Pour les retraités et personnes âgées, ces traitements semblent pourtant être largement bénéfiques.Finalement le taux de remboursement à 65% est préservé, mais la vigilance reste de mise.
En recherche d’économies sur le budget de la santé, le gouvernement a fait flèche de tout bois et tenté d’imposer des mesures brutales, qui s’appliqueraient à tout le monde, sans tenir compte des réels besoins thérapeutiques.Il est possible que certaines de ces prescriptions de cure relèvent plus du confort que du réel besoin, mais s’il faut mettre un peu plus de rigueur dans la gestion et le remboursement de ce type de soins, appliquer la même règle pénalisante à tout le monde relève de l’absurde et de la gestion de la santé publique façon « Père Ubu ». On raccourcit tout ce qui dépasse, et on aligne tout le monde à 15% !
La responsabilité des prescripteursS’il existe des abus, c’est du côté des prescripteurs qu’il faudrait se tourner.Ou les soins prodigués sont inutiles, et ce n’est pas à 15% qu’il faut les rembourser, mais les laisser à l’entière charge de leurs bénéficiaires, car l’Assurance maladie n’a pas vocation à financer des soins de confort.Ou ils sont utiles, et dans ce cas, laisser aux patients un reste à charge de 85% du coût de la cure ouvrirait grand la porte aux renoncements aux soins.De plus, s’ils sont agréés, c’est bien que les centres de thermalisme ont vu leur utilité thérapeutique reconnue.
L’utilité des soins de cureQui peut estimer que des patients cardiaques, victimes d’insuffisances respiratoire, de polyarthrite, relevant de cancer ou simplement âgés ne tirent pas un bénéfice des cures pour soulager leurs douleurs ? Apaiser la douleur est un devoir de notre système de santé. Bénéficier de traitement l’atténuant ne doit pas être réservé aux patients qui auraient les moyens de se faire rembourser ces soins par une complémentaire santé aussi coûteuse que protectrice. Cela nous ramènerait, d’un point de vue social, aux riches heures du XIX ème siècle, où seuls les riches allaient « prendre les eaux ». La Sécurité sociale, voici quatre-vingt ans, a mis un peu plus de justice et d’égalité dans l’accès à ce type de soins. Il importe de préserver cet acquis.
Évaluer la pertinence des traitements est nécessaire, décider unilatéralement que leur utilité est minime pour l’ensemble des patients est abusif.
Une destruction d’emplois massive en perspectiveMême si la Sécurité sociale n’a pas pour vocation première de préserver l’emploi, il faut aussi mesurer la casse sociale qu’induirait un déremboursement aussi brutal des cures. Sur vingt-cinq mille emplois, c’est vingt mille qui pourraient être menacés, et souvent dans des bassins d’emplois déjà sinistrés.
Soucieuse de préserver les intérêts et la santé des usagers des cures thermales, l’UNSA Retraités refuse la baisse des remboursements des soins de thermalisme, elle reste vigilante sur ce dossier et soutient les prises de position de l’UNSA Santé sociaux sur ce sujet.
Le communiqué de l’UNSA Santé sociaux : [...]
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Vos questions nous intéressent22 décembre 2025Je suis cadre mon employeur me délivre une délégation de pouvoir, dois-je la signer ?
Légalement, il y a plusieurs éléments à vérifier : être certain que la personne qui vous la délivre dispose de ce pouvoir (compte tenu de sa qualification, cela me semble être complètement le cas), Si c’est la première fois que l’on vous propose une délégation de pouvoir, demandez-vous si celle-ci est bien justifiée en raison notamment l’éloignement géographique (pertinent pour un directeur de zone) de la dimension de l’entreprise de la complexité de l’activité ou/et de la multiplicité des sites.
Autres points : disposez-vous de la qualification et des compétences nécessaires pour exercer ces missions ? avez-vous été formé pour celles-ci (en RH, en juridique). Pensez-vous disposer également des moyens nécessaires permettant d’assurer les missions : ressources humaines suffisantes (assistant.e juriste ?).
Vous comprenez bien qu’accepter une délégation de pouvoir n’est pas sans conséquences : elle engendre une responsabilité plus importante. N’hésitez pas à demander des formations en parallèle ou une période d’adaptation à vos nouvelles fonctions ne semblerait pas exagéré.
Je suis un élu CSE et DS de mon organisation : dans le cadre d’une négociation d’accord, nous souhaiterions instaurer la possibilité pour un salarié en congé sabbatique de prévoir un prolongement de ce dernier ? La loi prévoit-elle un dispositif de prolongation de congé sabbatique ? Si ce n’est pas le cas, comment pouvons-nous l’encadrer ?
Le Code du travail (L3142-28 et s.) ne prévoit pas de prolongation automatique du congé sabbatique au-delà de la durée définie par le texte applicable. Les dispositions sont les suivantes :
«Durée « légale » en l’absence d’accord :
Durée minimale : 6 mois
Durée maximale : 11 mois
Ces durées sont des dispositions supplétives (elles s’appliquent à défaut d’accord collectif).
Une prolongation doit donc résulter d’un accord entre les parties ou d’une disposition conventionnelle.
Le Code du travail en son article L3142-32 encourage la mise en œuvre du congé sabbatique par accord :
« Pour mettre en œuvre le droit à congé du salarié mentionné à l’article L. 3142-28, une convention ou un accord collectif d’entreprise ou, à défaut, une convention ou un accord de branche détermine :
1° Les durées minimale et maximale du congé et le nombre de renouvellements ;
2° La condition d’ancienneté requise dans l’entreprise pour ouvrir droit à ce congé ;
3° La durée minimale dans l’entreprise durant laquelle le salarié ne doit pas avoir bénéficié des dispositifs mentionnés au second alinéa de l’article L. 3142-28 ;
4° Les plafonds mentionnés aux articles L. 3142-29, L. 3142-114 et L. 3142-115 ;
5° Les conditions et délais d’information de l’employeur par le salarié sur sa demande de congé ainsi que sur la date de son départ et sur la durée envisagée de ce congé ».
En l’absence de dispositions spécifiques dans la convention ou l’accord collectif, la prolongation est donc laissée à l’accord exprès de l’employeur et du salarié. Cela peut laisser place à des interprétations diverses et à une inégalité de traitement entre les salariés.
Je peux vous proposer une clause type dans un accord afin de sécuriser l’égalité de traitement entre les salariés.
Vous pouvez vous inspirer du modèle de clause suivante :
Modèle de clause – Durée et prolongation d’un congé sabbatique
Article X – Durée du congé sabbatique
Le congé sabbatique est accordé pour une durée initiale déterminée entre le salarié et l’employeur, dans la limite de XXX mois.
Prolongation du congé
Le salarié peut demander par écrit une prolongation de son congé sabbatique dans un délai de XXX semaines/mois avant la fin de son congé. L’employeur devra apporter une réponse dans un délai de XX jours. Sans réponse de sa part dans le délai prévu. La demande de prolongement est implicitement rejetée. [...]
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Adoption du PLFSS 2026, quelles incidences pour les retraités?20 décembre 2025[Mise à jour du 16 décembre 2025]L’Assemblée nationale a définitivement adopté mardi 16 décembre, la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026, par 247 voix contre 232.Il ne s’agit pas de s’en réjouir, car ce budget n’est pas celui que nous souhaitions, mais il faut saluer le sens des responsabilités de certains parlementaires. Il faut surtout mesurer la différence entre la Loi de financement adoptée, et celle que nous promettait François Bayrou le 15 juillet.
Des mesures qui vont plutôt dans le bon sensOn nous promettait le gel des pensions et des prestations sociales, y compris l’ASPA. Les pensions comme les prestations sociales seront revalorisées en fonction de l’évolution de l’indice des prix.On nous promettait le doublement des franchises médicales. Elles n’évolueront pas.On courait le risque d’une majoration de la CSG pour les retraités dépassant un certain niveau de pension. La CSG progresse pour les revenus du capital, portant le taux de 9,2 % à 10,6 %, mais sans affecter la petite épargne et les revenus locatifs.
L’Objectif National de Dépenses d’Assurance Maladie (ONDAM) prévu pour une augmentation de 2% progressera finalement de 3%. Cette majoration donne un peu d’oxygène à l’hôpital public et prend en compte, en partie, les problématiques du vieillissement de la population et de l’augmentation des coûts des traitements.
La réforme des retraites de 2023 est suspendue jusqu’au 1er janvier 2028. Même si nous ne sommes pas concernés par le relèvement de l’âge d’ouverture des droits, nous nous sommes suffisamment engagés contre cette réforme, au côté des actifs, pour saluer le moratoire adopté, dont bénéficieront 650 000 salariés au seuil de la retraite.
Mais quelques mauvais coupsIl y a aussi des mesures préjudiciables aux retraités, comme la taxe de 2,25 % appliquée aux complémentaires santé.D’autres restent en suspens pour l’instant, comme la suppression de l’abattement fiscal des retraités, mesure qui relève du Projet de Loi de Finances, dont on ne sait pas encore ce qu’il va advenir.
Finalement, le PLFSS adopté est beaucoup moins brutal que le projet de budget annoncé au début de l’été. Retenons que les pensions de base et des régimes assimilés vont progresser en janvier prochain, en fonction de l’évolution de la hausse des prix, d’un montant de 0,9%. Retenons que les franchises médicales ne devraient pas augmenter, mais que les cotisations de mutuelles, elles, augmenteront.
N’oublions pas que les retraites complémentaires restent geléesMême si cela n’a rien avoir avec le PLFSS, près de 14 millions de retraités vont voir leur pouvoir d’achat baisser en 2026. Ce sont les bénéficiaires de pensions du régime complémentaire AGIRC-ARRCO.Du fait de l’obstination du MEDEF et du caractère provocateur de l’augmentation qu’il proposait, les négociations entre représentants du patronat et représentants des salariés ont échoué. Les pensions AGIRC ARRCO sont gelées pour un an, mesure qui affectera les retraités du régime général et particulièrement les cadres, pour lesquels la retraite complémentaire constitue une part importante de la pension.Pour se remémorer ce blocage, vous pouvez relire notre article d’octobre.
En conclusion, pour rétablir les comptes de la Sécurité sociale des mesures d’une autre ampleur s’imposeraient, comme la conditionnalité des exonérations de cotisations patronales, la surtaxation des produits préjudiciables à la santé, l’application de cotisations sociales à toutes les formes de revenus du travail, primes, intéressement, heures supplémentaires, une révision de la CSG dans le sens d’une plus grande progressivité, une réforme de la fiscalité sur les patrimoines et les successions afin de renforcer la justice sociale.
Même si la loi de financement adoptée, ne cible pas trop les retraités, il s’agit d’un texte de compromis dépourvu d’envergure qui ne résout en rien les problèmes de financement de la Sécurité sociale. [...]
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Offre parrainage – Recommandez Mutuale !12 décembre 2025Vous êtes satisfait(e) de nos contrats et de nos services ? C’est le moment de nous recommander à votre entourage !
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1905-2025 : 120 ans d’une loi de liberté et de protection9 décembre 2025Nous célébrons cette année le 120ᵉ anniversaire de la loi du 9 décembre 1905, dite loi de séparation des Églises et de l’État.
Pour l’UNSA, la laïcité est un principe républicain essentiel qui irrigue notre approche sociale et notre conception du syndicalisme. Nous sommes particulièrement attachés au respect de la liberté de conscience absolue de toutes les personnes qui vivent en France. La loi de 1905 s’inscrit pleinement dans cette logique de liberté et de protection.
Cet anniversaire donne lieu à de nombreux événements et colloques, parfois portés par des fédérations ou des syndicats de l’UNSA. C’est aussi l’occasion de la publication de nombreux ouvrages et revues qui expliquent et éclairent la laïcité [1].
À l’UNSA, nous avons fait le choix d’une célébration de cet anniversaire avec nos militantes et nos militants, le 3 décembre dernier dans nos locaux à Bagnolet, autour de la diffusion du film La Séparation de François HANSS, qui retrace les débats ayant conduit à l’adoption de cette loi. Quelle modernité dans les problématiques et les échanges de 1905 ! Ils résonnent encore aujourd’hui. Où placer le curseur pour respecter la liberté de chacune et chacun de croire, de ne pas croire ou de douter, tout en empêchant que les dogmes dictent leurs règles et leurs lois à la République ?
Dans une période où beaucoup prétendent définir la laïcité à travers le prisme de stratégies politiques, quitte à la déformer ou à l’instrumentaliser, il est salutaire de se rappeler d’où vient cette loi. Il faut aussi accepter que le débat existe sur des interrogations légitimes dans une société qui évolue et quand certains intégrismes ou fondamentalismes attaquent la République, mais aujourd’hui, cette loi de pacification doit absolument être préservée.
Ne laissons pas les identitaires de tous bords s’en prendre à elle. C’est notre responsabilité collective de la défendre, de la faire vivre et de la transmettre.
Crédit image : Image by freepik
Notes
[1] https://centrehenriaigueperse.com/2025/12/07/laicite-une-selection-de-ressources-pour-sapproprier-ou-transmettre-les-dimensions-fondamentales-du-principe/ article de recensement de ressources sur le site du centre Henri Aigueperperse de l’UNSA Éducation [...]
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