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Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie5 octobre 2026L’UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU ont décidé d’appeler ensemble à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
Vous trouverez ci-dessousl’appel intersyndical portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
Dans un contexte où les attentes des salarié·es et des agent·es publics sont fortes, cette mobilisation doit permettre de porter avec force nos revendications en matière de pouvoir d’achat, de reconnaissance du travail, de défense et de renforcement des services publics, de maintien et de développement de l’emploi ainsi que de soutien à notre industrie.
Le texte intersyndical apporte également son soutien à la jeunesse qui se mobilise et porte ses propres revendications. Les organisations syndicales réaffirment à cette occasion leur attachement au droit de manifester et appellent les jeunes à pouvoir faire entendre leurs revendications pacifiquement et en toute sécurité.
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Octobre rose : prévenir et protéger au travail5 octobre 2026L’UNSA se met aux couleurs d’Octobre rose pour affirmer sa solidarité avec les personnes touchées par le cancer du sein. Une mobilisation pour la prévention, l’accès aux soins et l’accompagnement au travail.
Prévention et éducation à la santé : sortir du tout-curatif
Pour l’UNSA, renforcer la prévention est essentiel pour sortir d’une logique du tout-curatif. L’éducation à la santé, une information accessible et un accès effectif au dépistage permettraient d’agir enfin en amont. Les contraintes professionnelles, les difficultés financières ou l’éloignement des services de soins ne doivent pas faire obstacle à la santé.
Cette ambition suppose des moyens budgétaires durables. La prévention et la recherche sont des investissements de long terme. Soutenir la recherche s’avère déterminant pour mieux comprendre les maladies, améliorer leur détection et faire progresser les traitements et la qualité de vie des personnes concernées.
Santé au travail : prévenir les risques professionnels
La prévention doit aussi porter sur les risques infectieux, psychosociaux, chimiques et ceux liés aux horaires atypiques, notamment au travail de nuit. Leur évaluation et les actions mises en œuvre nécessitent de tenir compte des situations de travail et des expositions des femmes et des hommes.
Pour l’UNSA, chaque travailleur et chaque travailleuse, du public comme du privé, devrait bénéficier d’une médecine du travail accessible et d’un service social de prévention. Le suivi de santé doit être effectif, régulier et adapté aux risques professionnels, y compris en l’absence de symptômes.
Dialogue social : agir dans les entreprises et les administrations
La santé et les conditions de travail doivent devenir des enjeux de dialogue social dans les entreprises, les branches professionnelles, les administrations et les ministères. Que les représentant·es du personnel puissent intervenir sur l’organisation du travail, la prévention et les moyens consacrés à la protection de la santé relève pour nous de l’évidence.
Faciliter l’accès aux rendez-vous médicaux, adapter les postes et les horaires, prévenir la désinsertion professionnelle ou encore préparer le retour au travail avec les personnes concernées constituent des éléments indispensables. Ces mesures doivent préserver leur santé, leur emploi et leur parcours professionnel, sans discrimination.
En octobre comme toute l’année, l’UNSA exige une politique de santé engagée dans la prévention et la recherche, la réduction des inégalités d’accès aux soins et la protection des travailleurs et des travailleuses.
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Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles2 octobre 2026Le gouvernement vient de présenter son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Sous couvert de réduire le déficit, il choisit une nouvelle fois de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les retraités et les familles, sans apporter de réponse structurelle aux enjeux du financement de notre système de protection sociale.
Pour l’UNSA, le redressement des comptes sociaux peut justifier que des efforts soient demandés. Mais ceux-ci ne peuvent être admis qu’à condition d’être justement et équitablement répartis. Or, avec ce PLFSS, ce sont avant tout les assurés sociaux qui vont payer la facture.
Les assurés sociaux mis à contribution, les plus fragiles en première ligne
Cette orientation est particulièrement visible en matière de santé. Avant même la présentation du PLFSS, plusieurs mesures réglementaires avaient déjà été arrêtées, augmentant le reste à charge pour les assurés, les victimes d’accidents du travail ou de maladie professionnelle, sur certains médicaments et soins dentaires. A cela s’ajoute le relèvement des plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, passant chacun de 50 à 70 euros. Pour les assurés concernés, ce sont jusqu’à 140 euros par an qui pourront rester à leur charge.
Les retraités sont eux aussi ponctionnés. Le gouvernement entend ainsi leur imposer plus de 4 milliards d’euros d’efforts à travers l’abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite, qui passerait de 4 439 à 3 000 euros, mais aussi par la sous-indexation des pensions supérieures à 1 281 euros, soit 7 euros de moins que le seuil de pauvreté.
Les familles ne sont pas davantage épargnées. Près d’1 milliard d’euros d’économies est réalisé sur la branche famille, notamment à travers le gel d’un grand nombre de prestations et les mesures envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire, qui affecteront directement les ménages les plus modestes.
Par ailleurs, l’UNSA dénonce l’instauration d’un délai de carence d’un an pour l’accès aux prestations familiales. Cette mesure discriminatoire est profondément choquante car elle induit de manière insidieuse une préférence nationale chère à l’extrême droite.
Au total, qu’il s’agisse des dépenses de santé, des pensions de retraite ou des prestations familiales, le gouvernement fait le choix de concentrer les efforts sur les assurés sociaux et les travailleurs plutôt que d’ouvrir un véritable chantier sur les ressources de la Sécurité sociale.
Quelques dispositions vont néanmoins dans une direction plus juste. C’est notamment le cas de la transformation de la majoration de pension de 10 % accordée aux parents de trois enfants et un dispositif forfaitaire.
L’UNSA considère également que le renforcement de la fiscalité sur les produits sucrés et transformés peut constituer un levier utile, dès lors qu’il s’inscrit dans une véritable politique de prévention en santé publique et contribue effectivement au financement de notre système de protection sociale.
Des économies immédiates sans réponse aux défis de demain
Les moyens consacrés à notre système de santé demeurent très en deçà des besoins. Le gouvernement propose ainsi un Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) limité à + 2 %. Un ONDAM insuffisant signifie concrètement davantage de tensions pour l’hôpital et le médico-social mais aussi de nouvelles difficultés d’accès aux soins pour les assurés.
L’UNSA regrette également l’absence de mesures à la hauteur des enjeux liés à la perte d’autonomie, pourtant au cœur des défis démographiques à venir. Au contraire, le PLFSS pour 2027 remet en cause l’universalité de l’allocation personnalisée d’autonomie !
Face aux efforts demandés aux assurés sociaux et aux travailleurs, l’UNSA considère que d’autres leviers doivent être mobilisés.
L’élargissement des assiettes retenues pour le calcul des allègements généraux de cotisations sociales constitue un premier pas. Mais il demeure insuffisant au vu des 75 milliards d’euros d’exonérations et allègements de cotisations sociales annuels accordés aux entreprises. Pour l’UNSA, ces aides doivent désormais être conditionnées à des engagements précis en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, de salaires ainsi que de transitions écologique et numérique.
La contribution supplémentaire demandée aux entreprises demeure quant à elle extrêmement limitée. Dans le même temps, le gouvernement fait le choix ne pas mettre à contribution les ultra-riches, ni les groupes financiers parmi lesquels les entreprises privées lucratives qui gèrent les EHPAD.
En réalité, ce PLFSS ne dessine aucune vision durable pour l’avenir de notre modèle de protection sociale. Une nouvelle fois, le gouvernement privilégie les économies sur les dépenses et demande des efforts aux assurés sociaux et aux travailleurs sans engager le débat de fond pourtant indispensable sur les ressources de la Sécurité sociale.
La soutenabilité de notre système de protection sociale nécessite une répartition beaucoup plus juste des efforts, la recherche de nouvelles recettes et une véritable réflexion sur le financement de la Sécurité sociale. [...]
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Franchises médicales et participations forfaitaires : de 50 à 70 euros, puis une hausse chaque année26 septembre 2026Après avoir envisagé de doubler les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, le gouvernement avait finalement annoncé, par voie de presse, y renoncer et vouloir tenir compte de l’inflation depuis leur création. L’UNSA avait pris acte de ce recul tout en appelant à mettre un terme aux annonces successives et aux ballons d’essai et à présenter enfin une vision globale du financement de la Sécurité sociale.
Une fois encore, nous ne sommes pas entendus. Le gouvernement saisit aujourd’hui en urgence le Conseil de la CNAM, sans aucune concertation en amont et quelques jours seulement après une nouvelle annonce dans la presse. Cette méthode n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond : les partenaires sociaux ne peuvent être placés devant le fait accompli et sommés de se prononcer dans l’urgence sur des décisions déjà arbitrées.
70 euros : nous ne sommes plus dans une simple actualisation par l’inflation
Sur le fond, le gouvernement prévoit de porter à 70 euros chacun les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, soit 140 euros au total contre 100 euros aujourd’hui. Cette hausse va au-delà de la seule inflation cumulée depuis la création de ces dispositifs. Selon nos calculs, une stricte prise en compte de l’inflation aurait élevé le plafond de la participation forfaitaire à 67,87 euros et celui des franchises médicales à 63,98 euros, soit 131,85 euros au total, et non 140 euros. Il s’agit donc bien d’une augmentation supplémentaire du reste à charge des patients et non d’une simple actualisation liée à l’inflation.
L’indexation annuelle change profondément la logique du dispositif
Un autre élément majeur doit être connu des assurés sociaux : les plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires auraient désormais vocation à évoluer chaque année en fonction de l’inflation. Cette disposition est loin d’être anodine. Elle modifie profondément la logique du dispositif en instaurant un mécanisme automatique et pérenne d’augmentation du reste à charge des patients. Ce qui relevait jusqu’à présent d’un plafond fixé réglementairement deviendrait ainsi un montant appelé à augmenter régulièrement, sans qu’un débat sur le financement de la Sécurité sociale soit nécessairement rouvert chaque année. Pour l’UNSA, cette logique est inacceptable : on ne peut pas organiser l’augmentation automatique de la contribution des malades au financement de notre système de santé.
La Sécurité sociale mérite mieux
Le financement de la Sécurité sociale mérite mieux qu’une succession d’annonces dans la presse, de ballons d’essai et de mesures prises dans l’urgence. Il exige une vision globale, cohérente et concertée, permettant de débattre de l’ensemble des recettes, des dépenses et des choix de financement. L’UNSA réaffirme son opposition ferme à cette nouvelle augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires et, plus largement, à toute politique qui ferait des personnes malades la variable d’ajustement du financement de l’Assurance maladie.
La solidarité doit rester au cœur de notre système de Sécurité sociale. Ce n’est pas aux malades de payer toujours plus parce qu’ils ont besoin de se soigner.
UNSA Protection Sociale [...]
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Baromètre UNSA des retraités : saison 322 septembre 2026Le Baromètre UNSA des retraités a recueilli plus de 2600 réponses en 2025. Nous lançons la troisième édition de notre enquête le 7 septembre. En cette année de tension budgétaire, où les propositions préjudiciables aux retraités se multiplient, nous vous invitons à vous exprimer en répondant à notre enquête.La compilation de vos réponses nous donnera des arguments pour rectifier l’image des retraités trop souvent faussée que les média véhiculent fréquemment.
Nous ouvrons dès le 7 septembre et jusqu’au 23 octobre la troisième édition de notre enquête « Baromètre UNSA des retraités ». Cette enquête est importante car elle nous permet de cerner au plus près les attentes des retraités et les difficultés qu’ils peuvent vivre au quotidien. Elle nous permet de combattre les stéréotypes et clichés souvent véhiculés de façon péjorative à l’encontre des retraités.Notre projet syndical 2027, en cours d’élaboration, s’est largement nourri de vos contributions. C’est pourquoi il est utile de poursuivre et d’amplifier cette expérience. Nous invitons ceux qui ont déjà répondu les années précédentes à renouveler l’expérience car les situations peuvent changer d’une année sur l’autre.Nous sommes en année électorale et les propositions préjudiciables aux retraités, gel des pensions, suppression de l’abattement fiscal de 10%, majoration de la CSG, sont pour certaines déjà en débat dans le paysage médiatique (cf. les propositions du comité de Suivi des Retraites). Votre expression nous aidera à mieux défendre vos intérêts.Pour accéder à l’enquête, ouvrez le lien Baromètre UNSA des retraités 2027 dès le 7 septembre.Si vous êtes réticent à l’usage du numérique, des militants UNSA Retraités mettront à votre disposition un exemplaire papier que vous pouvez également imprimer, renseigner et transmettre à l’Union départementale UNSA de votre département.
Nous comptons sur votre participation, et mieux encore, sur votre engagement pour faire connaître notre enquête autour de vous. [...]
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Les ballons d’essai du gouvernement : des pistes inacceptables pour les retraités!17 septembre 2026L’été 2026 s’est avéré torride. Les annonces du gouvernement laissent prévoir un automne chaud concernant le débat budgétaire, si les ballons d’essai lancés tant par la ministre de la santé que par le ministre de l’économie, prennent réellement corps dans le projet de budget 2027 qui va être soumis au parlement. Une fois de plus, une fois de trop, les retraités sont ciblés comme constituant une charge trop lourde pour le budget de l’État soit à cause de leurs pensions, soit parce que leur état de santé en ferait de « gros consommateurs de soins ».
Le feuilleton estival des franchises médicales :Après avoir annoncé le 23 juillet le doublement des franchises médicales, Stéphanie Rist, la ministre de la santé, avait reconnu le 20 août que la mesure était trop brutale. Elle avait alors évoqué une augmentation correspondant à l’évolution de l’inflation depuis la création des premières franchises médicales.Le 24 août, elle annonce finalement que le gouvernement prévoit de porter à 70 euros chacun les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, soit 140 euros au total contre 100 euros aujourd’hui. C’est plus que l’inflation, et pire, cela engagerait un principe dévastateur : l’indexation annuelle de l’évolution des forfaits sur l’inflation, ce qui accroîtrait le reste à charge des malades chroniques chaque année, parmi lesquels de nombreux retraités.Inadmissible !
Désindexation des pensions, l’éternel retour.On avait été prévenus par le 13e avis du Comité de Suivi des Retraites publié le 11 juillet : la désindexation des pensions était présentée comme la mesure indispensable pour le redressement des comptes de l’Assurance Vieillesse. On ne peut guère faire moins imaginatif : après Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu (qui l’avait prudemment abandonné pour éviter la censure de son budget), c’est Roland Lescure qui nous livre son opus pour 2027. Il s’agirait de geler les pensions des retraités les plus favorisés. Comprenez, dans l’esprit du ministre, ceux qui disposent d’une pension brute de plus de 3000 euros, soit environ 2500 € une fois retirés impôts et cotisations.Mais problème, ces « riches » retraités ne sont pas si nombreux, à peine 8% du total des 17,5 millions de retraités soit environ 1,4 million de personnes. Et le gel de leurs pensions ne suffirait pas à obtenir les économies escomptées !Il faudrait donc sous-indexer d’autres retraités plus modestes. Jusqu’à quel seuil ? ce n’est pas précisé.Là aussi inadmissible !
Des retraités trop riches ?Selon l’enquête de l’INSEE publiée en juin 2026, la pension moyenne des Français était de 31 % supérieure au seuil de pauvreté, la pension moyenne des femmes excédait seulement de 3.2 % ce même seuil (soit 43 euros de plus que le seuil de pauvreté).En 10 ans, le taux de pauvreté chez les retraités est passé de 8.5 % à 10.4 % soit plus de 450 000 retraités qui ont basculé dans la pauvreté entre 2014 et 2024.En 10 ans, les revenus des retraités mesurés en euros constants ont baissé de 5 à 8 % selon les catégories.Dans le même temps les bénéfices des actionnaires du CAC 40 ont vu leurs profits s’accroître de 115 %, et sous le ciel radieux de l’hexagone, quelques 13 500 foyers fiscaux parmi les plus nantis (parmi les 0.1% les plus riches) n’acquittent aucun impôt sur le revenu.
Agissez avec l’UNSA Retraités : renseignez son Baromètre annuel.Cette situation vous irrite, vous souhaitez exprimer votre avis sur les choix gouvernementaux. L’UNSA Retraités vous en offre la possibilité grâce à son troisième Baromètre UNSA des retraités dès le 7 septembre et jusqu’au 23 octobre. Vous pouvez décrire votre vie de retraité exprimer vos difficultés et donner votre avis sur les mesures qui pourraient être imposées aux retraités.Grâce à vous, à vos réponses, nous pourrons peser davantage dans le débat budgétaire ! [...]
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Franchises médicales et participations forfaitaires, le point sur le dossier15 septembre 2026Le dossier des franchises médicales et des participations forfaitaires a occupé l’actualité de l’été 2026. A la recherche de solutions pour enrayer le déficit de l’Assurance maladie, Stéphanie Rist a multiplié les annonces parfois contradictoires comme autant de ballons d’essais, mais avec toujours l’idée de mettre à contribution les plus malades, et parmi eux une importante proportion de personnes âgées.Le point sur le dossier, avant l’ouverture du débat sur le financement de la protection sociale pour l’année 2027.
Les annonces successivesLe 23 juillet, la ministre de la santé annonçait l’intention du gouvernement de doubler les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires.Le 20 août, Stéphanie Ris annonçait un rétropédalage suite aux multiples protestations à l’encontre de cette mesure. On comprenait alors qu’elle souhaitait appliquer une majoration aux deux plafonds correspondant à l’inflation enregistrée depuis la création des participations forfaitaires et des franchises médicales. Pas satisfaisant mais moins pire.Le 24 août, le gouvernement saisit en urgence le Conseil de la CNAM, sans aucune concertation en amont, d’une mesure qui vient contredire les pistes avancées quelques jours plus tôt Cette méthode place les partenaires sociaux devant le fait accompli et sommés de se prononcer dans l’urgence sur des décisions déjà arbitrées.
Les décisions annoncées le 24 aoûtLe gouvernement prévoit de porter à 70 euros chacun les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, soit 140 euros au total contre 100 euros aujourd’hui. Cette hausse va au-delà de la seule inflation cumulée depuis la création de ces dispositifs. Selon les calculs de l’UNSA, une stricte prise en compte de l’inflation aurait élevé le plafond de la participation forfaitaire à 67,87 euros et celui des franchises médicales à 63,98 euros, soit 131,85 euros au total, et non 140 euros. Il s’agit donc bien d’une augmentation supplémentaire du reste à charge des patients et non d’une simple actualisation liée à l’inflation.
Une indexation des plafonds sur l’évolution des prixLes plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires devraient à l’avenir évoluer chaque année en fonction de l’inflation. Cette disposition modifie profondément la logique du dispositif en instaurant un mécanisme automatique et pérenne d’augmentation du reste à charge des patients. Ce qui relevait jusqu’à présent d’un plafond fixé réglementairement deviendrait ainsi un montant appelé à augmenter régulièrement, sans qu’un débat sur le financement de la Sécurité sociale soit nécessairement rouvert chaque année.
Une ponction sur les plus maladesCette mesure instaure une augmentation régulière et pérenne du reste à charge imposé aux patients. Rappelons que ce sont les plus malades, les patients relevant d’affections de longue durée, les personnes âgées victimes de poly-pathologies et astreintes à des traitements lourds qui sont concernées par les plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires. Ces ponctions supplémentaires risquent de déstabiliser des budgets contraints et d’entraîner diverses formes de renoncement aux soins .
Avec l’UNSA, l’UNSA Retraités réaffirme son opposition ferme à cette nouvelle augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires et, plus largement, à toute politique qui ferait des personnes malades la variable d’ajustement du financement de l’Assurance maladie.
La solidarité doit rester au cœur de notre système de Sécurité sociale. Ce n’est pas aux malades de payer toujours plus parce qu’ils ont besoin de se soigner. [...]
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Le 29 septembre, mobilisons-nous !9 septembre 2026Salaires, pouvoir d’achat, carrières, droits des agents : les attentes sont fortes et il est urgent d’agir.
Le 29 septembre, avec l’UNSA, faisons entendre la voix des agents publics ! [...]
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Conférence nationale du handicap : pour l’UNSA, l’inclusion et l’accessibilité doivent devenir une réalité8 septembre 2026À l’occasion de la Conférence nationale du handicap (CNH), l’UNSA appelle les pouvoirs publics à passer des engagements aux actes. Éducation, emploi, logement, mobilité et droits des travailleurs handicapés doivent compter parmi les priorités d’une politique d’inclusion ambitieuse, fondée sur l’accessibilité, l’émancipation et la reconnaissance des compétences.
L’inclusion des personnes en situation de handicap doit se traduire concrètement dans tous les moments de la vie, et ce dès le plus jeune âge.
L’école comme puissant levier d’inclusion. L’UNSA se félicite que le Gouvernement réaffirme la nécessité de permettre à chaque enfant et à chaque jeune en situation de handicap d’accéder à l’école et de bénéficier d’une scolarisation effective et de qualité tout au long de son parcours y compris jusqu’à l’enseignement supérieur si tel est son choix. Cet accès est une condition essentielle pour favoriser l’autonomie et l’émancipation, mais aussi pour permettre demain l’accès à des emplois de qualité.
Cette ambition ne pourra toutefois être atteinte sans donner aux professionnels de l’Éducation nationale les moyens d’agir. Une école inclusive nécessite des moyens humains et financiers à la hauteur des besoins, mais aussi un véritable effort de formation des personnels. Il ne suffit pas de permettre l’accès à l’école : il faut donner aux équipes les moyens d’accueillir et d’accompagner efficacement tous les élèves.
L’accès à un emploi de qualité constitue un autre pilier essentiel à la construction d’une société inclusive et accessible. Ainsi, le travail – quand il est possible – peut être un puissant vecteur d’émancipation et d’autonomie. Mais cette émancipation ne peut être effective si les conditions de vie qui entourent l’emploi ne sont pas réunies.
Pouvoir se loger dignement, dans un habitat adapté à sa situation et à proximité de son lieu de travail, doit être une réalité. De même, l’accès à des transports accessibles et adaptés à tous les types de handicap est indispensable pour permettre à chacune et chacun de travailler et de participer pleinement à la vie sociale.
Éducation, emploi, logement et mobilité sont donc indissociables. Après des années de promesses dont la concrétisation demeure trop souvent insuffisante, pour l’UNSA ces priorités doivent désormais faire l’objet d’une mobilisation pleine et entière des pouvoirs publics. Les attentes des citoyens en situation de handicap sont fortes et légitimes car elles continuent de compliquer, parfois à l’extrême, le quotidien des personnes concernées.
La politique d’inclusion doit également s’appuyer sur l’accompagnement et la pleine reconnaissance des droits des travailleurs handicapés, qu’ils soient à la recherche d’un emploi, qu’ils exercent en milieu ordinaire ou en milieu protégé.
L’émancipation et la reconnaissance passent par la possibilité de s’exprimer, de participer et de revendiquer sur son activité professionnelle. Les travailleurs en milieu protégé doivent notamment pouvoir faire entendre leur voix sur leurs conditions de travail, leur qualité de vie au travail et les missions qui leur sont confiées. Ils doivent également pouvoir se représenter et être représentés en leur nom.
L’UNSA se félicite par ailleurs de l’annonce du Président de la République concernant l’extinction de la liste des emplois exigeant des conditions d’aptitude particulières (ECAP). Cette annonce répond à une revendication que l’UNSA porte depuis de nombreuses années et constitue une avancée importante pour l’accès des travailleurs handicapés à l’ensemble des métiers.
Car au-delà de son caractère discriminant, ce dispositif ne prenait pas en compte les progrès techniques et technologiques qui permettent d’adapter les postes de travail et d’accompagner les travailleurs handicapés dans l’exercice de nombreux métiers. Il limitait ainsi des débouchés professionnels de personnes dont les compétences sont pourtant bien réelles.
L’UNSA sera donc particulièrement attentive à la concrétisation de cette annonce et à sa mise en œuvre effective.
Au-delà de ces sujets, l’UNSA considère qu’il sera nécessaire d’ouvrir un débat de fond sur l’inclusion des travailleurs handicapés dans le monde du travail. Ce débat devra notamment porter sur l’avenir du financement de l’AGEFIPH et du FIPHFP et sur le niveau d’exigence que nous souhaitons collectivement poser en matière d’obligation d’emploi des travailleurs handicapés (OETH).
Enfin, notre organisation souhaite rappeler qu’en 2026, notre société cumule encore trop de retards et de lacunes pour permettre une réelle inclusion des personnes en situation de handicap et l’accessibilité à la société. Ainsi l’inclusion et l’accessibilité ne peuvent plus rester une déclaration de principe. Elle doit se traduire concrètement et doit trouver une place majeure dans les débats de société à venir et dans le monde du travail.
Pour l’UNSA, c’est à ces conditions que nous pourrons construire une société du vivre ensemble, où le handicap ne détermine ni les parcours scolaires, ni l’accès à l’emploi, ni les conditions de vie, ni la capacité de chacune et chacun à faire entendre sa voix [...]
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Pour les salaires des agent⋅es, pour les services publics, pour des choix budgétaires favorables à la fonction publique : en grève et en manifestation le 29 septembre !3 septembre 2026Communiqué des organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP.
Les organisations syndicales de la fonction publique CGT, FO, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC, FA-FP appellent à la mobilisation des personnels de la fonction publique le mardi 29 septembre prochain sur tout le territoire.
Les premières annonces budgétaires pour 2027 font planer la menace de nouvelles contraintes sur les services publics ainsi que sur les rémunérations et sur les conditions de travail de leurs agent⋅es. Nos organisations syndicales réaffirment que d’autres choix sont possibles, fondés sur une meilleure répartition des richesses, sur la justice sociale et fiscale.
L’actualité de l’été (canicules à répétition, sécheresse, incendies gigantesques…) a rappelé combien il est nécessaire de renforcer la fonction publique et ses missions de service public. Les services publics permettent d’amortir les crises, notamment climatiques, pour l’ensemble de la population. Alors que tous les experts scientifiques s’accordent à considérer que l’été 2026 ne sera plus une exception à l’avenir, il est indispensable de donner aux services publics les moyens de répondre aux besoins actuels et futurs.
Les piratages massifs montrent qu’il y a urgence à redonner aux services les outils et les moyens d’assurer la sécurité des données. C’est un enjeu de sécurité nationale et de confiance.
Alors que les rémunérations ont été durablement affaiblies par l’inflation et le gel de la valeur du point d’indice, près d’un million d’agent·es voient leur traitement indiciaire rattrapé, voire dépassé, par le SMIC. Les conditions de travail se dégradent et les agent·es sont toujours plus nombreux·ses à exercer leurs missions dans des services sous tension, ce qui aggrave les risques psychosociaux. Dans la plupart des secteurs professionnels, les difficultés de recrutement et de fidélisation s’aggravent alors même que les départs en retraite de plus en plus nombreux et anticipables vont nécessiter des recrutements massifs. C’est donc l’avenir des services publics qui est en jeu.
Nos organisations réaffirment leurs revendications communes :
des mesures salariales générales, notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice et son indexation sur l’inflation ;
la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du SMIC, ainsi que la revalorisation des filières à prédominance féminine ;
le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent·es en congé de maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
des moyens budgétaires à la hauteur des besoins et des missions des services publics ;
le maintien du pouvoir d’achat des retraité⋅es ;
une fonction publique en capacité d’assurer partout l’égalité d’accès aux services publics et la continuité de ses missions d’intérêt général, notamment face aux conséquences du dérèglement climatique.
Les organisations syndicales de la fonction publique exigent une juste reconnaissance de l’engagement des agent·es publics au service de l’intérêt général et le respect de leurs missions. Les agent·es publics, fonctionnaires comme contractuel·les, et la population ne doivent pas payer le prix de choix budgétaires qui ne répondent ni aux besoins sociaux ni aux enjeux auxquels notre pays est confronté.
Les organisations syndicales de la fonction Publique appellent l’ensemble des agentes et agents publics à se mobiliser massivement, par la grève et les manifestations, le mardi 29 septembre prochain.
Bagnolet, le 3 septembre 2026
_ (19)Télécharger [...]
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