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Crise sociale : le Gouvernement doit entendre les revendications et agir !22 octobre 2026À l’occasion de sa rencontre avec le Premier ministre, l’UNSA a réaffirmé sa profonde inquiétude face à la dégradation du climat social. Depuis des mois, les alertes et les mobilisations se multiplient, sans que des réponses concrètes soient apportées aux revendications des jeunes, des salariés, des agents publics et des retraités.
L’UNSA rappelle qu’un apaisement durable du climat social passe nécessairement par l’écoute, le dialogue et des réponses concrètes aux revendications. Face à la montée des mécontentements, le Gouvernement doit prendre la mesure de la situation et agir sans attendre.
La jeunesse doit être entendue et des perspectives doivent lui être offertes. Les mobilisations des lycéens et des étudiants traduisent un profond malaise et une inquiétude grandissante face à l’avenir. Pour y répondre, l’UNSA demande un plan ambitieux de rénovation des établissements scolaires et universitaires, des recrutements d’enseignants et de personnels de vie scolaire, ainsi qu’une remise à plat de Parcoursup.
Les projets de budgets pour 2027 doivent être profondément revus. Il n’est pas acceptable de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les familles, les retraités et les plus précaires. Le gel des APL, les économies envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire et l’augmentation des restes à charge en santé doivent être abandonnées. D’autres choix budgétaires sont possibles.
La justice fiscale et sociale doit être au cœur de ces choix. Alors que plus de 13 000 foyers parmi les plus fortunés de notre pays ne paient pas d’impôt sur le revenu, l’UNSA demande une véritable réforme fiscale afin de faire contribuer davantage les plus hauts revenus et les plus grandes fortunes à l’effort collectif. Il est temps de répartir plus équitablement les efforts plutôt que de les faire peser toujours sur les mêmes. Les entreprises doivent également prendre leur part. Pour l’UNSA, les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales doivent être conditionnées à des engagements concrets et vérifiables en matière d’emploi, d’augmentation des salaires et de transition écologique.
Le pouvoir d’achat doit également devenir une priorité. L’UNSA demande une revalorisation du point d’indice dans la fonction publique, un coup de pouce au SMIC et l’ouverture de véritables négociations salariales dans les branches professionnelles. Aujourd’hui, plus de 800 000 agents publics relèvent de grilles indiciaires dont les premiers échelons sont inférieurs au SMIC. Une situation qui illustre l’urgence de revoir les grilles de rémunération dans la fonction publique. Si le Gouvernement souhaite que les employeurs revalorisent les salaires et révisent leurs grilles salariales, il doit commencer par montrer l’exemple en tant qu’employeur public. Il doit également mettre le patronat face à ses responsabilités afin que les entreprises s’engagent réellement en faveur de l’amélioration des salaires et des conditions de travail.
Dans le même temps, les services publics doivent être renforcés pour répondre aux besoins de la population et garantir l’égalité d’accès aux droits sur l’ensemble du territoire.
Le dialogue social doit désormais produire des résultats. Les réunions et les concertations ne peuvent se succéder sans déboucher sur des engagements précis. L’UNSA attend du Gouvernement des mesures immédiates et l’ouverture de véritables négociations sur les salaires, les conditions de travail, les services publics et la justice fiscale et sociale.
Face à ces revendications, le Premier ministre a annoncé plusieurs rendez-vous. Une réunion avec les acteurs du monde de l’éducation doit se tenir lundi prochain. Pour l’UNSA, il est indispensable que cette réunion soit avancée avant la fin de semaine. Des concertations sont également prévues dans les prochains jours avec le ministre du Travail pour aborder notamment la question du SMIC, les négociations annuelles sur les salaires dans les branches et les entreprises, ainsi que la conditionnalité des aides publiques aux entreprises.
L’UNSA ne cache pas sa déception à l’issue de cette rencontre. Si l’ouverture de discussions est nécessaire, nous attendions du Gouvernement des mesures immédiates et des engagements concrets pour répondre à l’urgence sociale. Or, à ce stade, les annonces se limitent essentiellement à de nouvelles réunions et concertations. Face à la profondeur de la crise sociale, cela ne peut suffire. Les jeunes, les salariés, les agents publics, les retraités ont besoin de réponses maintenant, pas de nouvelles promesses.
Dans ce contexte, l’UNSA confirme son appel à la mobilisation du 5 novembre pour défendre les salaires, le pouvoir d’achat, les services publics et une plus grande justice fiscale et sociale.
Il est encore temps d’apaiser la situation sociale. Mais pour cela, le Gouvernement doit désormais passer des paroles aux actes. [...]
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L’UNSA mobilisée contre le « 28ème régime » des entreprises!20 octobre 2026Mardi 20 octobre, l’UNSA s’est mobilisée devant le Parlement européen à Strasbourg, aux côtés de la Confédération européenne des syndicats (CES), de la CFDT, de la CGT, de FO et de la CFTC, contre les risques de régression sociale du projet de « 28ᵉ régime » des entreprises, également appelé « EU Inc. ».
Présenté comme un outil de simplification pour faciliter le développement des entreprises innovantes, ce nouveau statut pourrait ouvrir la voie à une mise en concurrence des législations sociales et fiscales. Initialement destiné à soutenir les start-ups, il menace de devenir un cheval de Troie de la dérégulation des droits des travailleurs.
Faciliter la création et le développement des entreprises européennes est un objectif que l’UNSA partage. Mais simplifier les démarches administratives ne doit pas permettre de contourner les droits des travailleurs.euses. L’Europe doit soutenir l’innovation et l’emploi de qualité, tout en garantissant les protections de celles et ceux qui travaillent.
Des risques concrets pour les travailleurs.euses
En créant un statut européen parallèle aux cadres nationaux, le projet pourrait encourager les entreprises à choisir leur pays d’immatriculation en fonction des règles les moins contraignantes, tout en exerçant leur activité ailleurs. Sans garanties suffisantes, cette possibilité favoriserait les sociétés « boîtes aux lettres » et la concurrence entre les modèles sociaux.
D’autres risques concernent directement le quotidien des travailleurs.euses : affaiblissement de leur représentation, contournement des obligations d’information et de consultation, remplacement d’une partie du salaire par des actions ou des stock-options, ou encore liquidations accélérées laissant des salaires impayés.
Des garanties indispensables avant toute adoption
Pour l’UNSA, les droits des travailleurs.euses doivent être garantis là où ils travaillent réellement, et non selon le pays où l’entreprise choisit de s’immatriculer. Ce statut européen ne doit permettre de contourner ni le droit du travail, ni les conventions collectives, ni les obligations sociales et fiscales.
Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA, déclare :
« Le 28ᵉ régime ne doit pas permettre aux entreprises de se soustraire à l’impôt et aux cotisations sociales, au détriment du financement de notre protection sociale et de nos services publics. Une entreprise qui bénéficie du marché européen doit contribuer à la solidarité qui le fait vivre. Nous serons à Strasbourg pour rappeler que la construction européenne doit servir le progrès social, et non le dumping social et fiscal.
« Ces reculs répétés et la fragilisation des droits des travailleuses et des travailleurs alimentent la colère et le sentiment d’abandon, sur lesquels prospère l’extrême droite. L’Europe doit renouer avec sa promesse de progrès social et apporter des protections concrètes au monde du travail. »
Depuis plusieurs mois, l’UNSA intervient avec la CES auprès des eurodéputé.es et du Gouvernement français pour porter ces exigences. Elle appelle les parlementaires européens à refuser l’adoption du texte tant que des garanties contraignantes ne protègent pas pleinement les droits des travailleurs.
L’UNSA appelle les eurodéputé.es à refuser son adoption tant que ces garanties ne sont pas inscrites dans le texte. Le 20 octobre à Strasbourg, nous défendrons une Europe qui soutient l’innovation, investit dans l’emploi de qualité et protège les droits sociaux. [...]
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Une forte mobilisation et des violences inacceptables20 octobre 2026Ces dernières semaines ont été marquées par une mobilisation de très grande ampleur.
Plusieurs centaines de milliers de personnes, jeunes et moins jeunes, lycéens, étudiants, travailleurs, retraités, citoyens se sont mobilisés massivement très souvent dans le calme, parfois dans la joie. Depuis quelques temps on sentait la société française et particulièrement les travailleurs animés d’une colère sourde, profonde. Elle est devenue explosive.
Les revendications portées, celles des lycéens et des étudiants comme celle autour du pouvoir d’achat, sont le signe d’une forte inquiétude dans l’avenir. Pour l’heure, les pouvoirs publics, le gouvernement, jusqu’au président même, ne sont pas à la hauteur.
Et pourtant il y a urgence.
La journée du 17 octobre a été le prétexte, hélas, à un déferlement de violence incroyable. Une minorité de personnes par leurs actes intolérables ont dénaturé cette journée. Elles ne peuvent pas prendre en otage les revendications légitimes portées à cette occasion.
L’UNSA condamne toutes les formes de violence et apporte son soutien à tous les agents publics : pompiers, policiers, agents territoriaux ou des administrations… qui font face à des violences inouïes et aux salariés privés de leur travail en raison des pillages et destructions.
La crise sociale est profonde, elle est nourrie par une forme de cécité et de surdité des autorités face notamment aux questions des salaires et de pouvoir d’achat tant dans la fonction publique que dans le secteur privé.
L’UNSA attend des réponses face aux immenses attentes sociales, le gouvernement doit agir et agir vite pour répondre à cette crise.
L’intersyndicale a fixé au 5 novembre prochain une nouvelle journée de grève et de manifestations. Les casseurs et les pilleurs ne doivent pas voler l’expression et les revendications des jeunes, des travailleurs et des retraités. Les pouvoirs publics ont la responsabilité de prévenir cette situation en utilisant les armes du droit pour empêcher les casseurs de troubler l’ordre public.
Cette journée prend une dimension nouvelle, elle sera l’occasion tous ensemble et pacifiquement d’exiger des réponses des employeurs comme du gouvernement à la hauteur de la situation.
L’UNSA reste déterminée à porter ses revendications de justice sociale et sera toujours là pour défendre l’État de droit, la démocratie et la République. [...]
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Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles19 octobre 2026Le gouvernement vient de présenter son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Sous couvert de réduire le déficit, il choisit une nouvelle fois de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les retraités et les familles, sans apporter de réponse structurelle aux enjeux du financement de notre système de protection sociale.
Pour l’UNSA, le redressement des comptes sociaux peut justifier que des efforts soient demandés. Mais ceux-ci ne peuvent être admis qu’à condition d’être justement et équitablement répartis. Or, avec ce PLFSS, ce sont avant tout les assurés sociaux qui vont payer la facture.
Les assurés sociaux mis à contribution, les plus fragiles en première ligne
Cette orientation est particulièrement visible en matière de santé. Avant même la présentation du PLFSS, plusieurs mesures réglementaires avaient déjà été arrêtées, augmentant le reste à charge pour les assurés, les victimes d’accidents du travail ou de maladie professionnelle, sur certains médicaments et soins dentaires. A cela s’ajoute le relèvement des plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, passant chacun de 50 à 70 euros. Pour les assurés concernés, ce sont jusqu’à 140 euros par an qui pourront rester à leur charge.
Les retraités sont eux aussi ponctionnés. Le gouvernement entend ainsi leur imposer plus de 4 milliards d’euros d’efforts à travers l’abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite, qui passerait de 4 439 à 3 000 euros, mais aussi par la sous-indexation des pensions supérieures à 1 281 euros, soit 7 euros de moins que le seuil de pauvreté.
Les familles ne sont pas davantage épargnées. Près d’1 milliard d’euros d’économies est réalisé sur la branche famille, notamment à travers le gel d’un grand nombre de prestations et les mesures envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire, qui affecteront directement les ménages les plus modestes.
Par ailleurs, l’UNSA dénonce l’instauration d’un délai de carence d’un an pour l’accès aux prestations familiales. Cette mesure discriminatoire est profondément choquante car elle induit de manière insidieuse une préférence nationale chère à l’extrême droite.
Au total, qu’il s’agisse des dépenses de santé, des pensions de retraite ou des prestations familiales, le gouvernement fait le choix de concentrer les efforts sur les assurés sociaux et les travailleurs plutôt que d’ouvrir un véritable chantier sur les ressources de la Sécurité sociale.
Quelques dispositions vont néanmoins dans une direction plus juste. C’est notamment le cas de la transformation de la majoration de pension de 10 % accordée aux parents de trois enfants et un dispositif forfaitaire.
L’UNSA considère également que le renforcement de la fiscalité sur les produits sucrés et transformés peut constituer un levier utile, dès lors qu’il s’inscrit dans une véritable politique de prévention en santé publique et contribue effectivement au financement de notre système de protection sociale.
Des économies immédiates sans réponse aux défis de demain
Les moyens consacrés à notre système de santé demeurent très en deçà des besoins. Le gouvernement propose ainsi un Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) limité à + 2 %. Un ONDAM insuffisant signifie concrètement davantage de tensions pour l’hôpital et le médico-social mais aussi de nouvelles difficultés d’accès aux soins pour les assurés.
L’UNSA regrette également l’absence de mesures à la hauteur des enjeux liés à la perte d’autonomie, pourtant au cœur des défis démographiques à venir. Au contraire, le PLFSS pour 2027 remet en cause l’universalité de l’allocation personnalisée d’autonomie !
Face aux efforts demandés aux assurés sociaux et aux travailleurs, l’UNSA considère que d’autres leviers doivent être mobilisés.
L’élargissement des assiettes retenues pour le calcul des allègements généraux de cotisations sociales constitue un premier pas. Mais il demeure insuffisant au vu des 75 milliards d’euros d’exonérations et allègements de cotisations sociales annuels accordés aux entreprises. Pour l’UNSA, ces aides doivent désormais être conditionnées à des engagements précis en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, de salaires ainsi que de transitions écologique et numérique.
La contribution supplémentaire demandée aux entreprises demeure quant à elle extrêmement limitée. Dans le même temps, le gouvernement fait le choix ne pas mettre à contribution les ultra-riches, ni les groupes financiers parmi lesquels les entreprises privées lucratives qui gèrent les EHPAD.
En réalité, ce PLFSS ne dessine aucune vision durable pour l’avenir de notre modèle de protection sociale. Une nouvelle fois, le gouvernement privilégie les économies sur les dépenses et demande des efforts aux assurés sociaux et aux travailleurs sans engager le débat de fond pourtant indispensable sur les ressources de la Sécurité sociale.
La soutenabilité de notre système de protection sociale nécessite une répartition beaucoup plus juste des efforts, la recherche de nouvelles recettes et une véritable réflexion sur le financement de la Sécurité sociale.
https://www.facebook.com/reel/1116418627778518
https://www.facebook.com/reel/1116418627778518 [...]
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Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie5 octobre 2026L’UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU ont décidé d’appeler ensemble à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
Vous trouverez ci-dessousl’appel intersyndical portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.
Dans un contexte où les attentes des salarié·es et des agent·es publics sont fortes, cette mobilisation doit permettre de porter avec force nos revendications en matière de pouvoir d’achat, de reconnaissance du travail, de défense et de renforcement des services publics, de maintien et de développement de l’emploi ainsi que de soutien à notre industrie.
Le texte intersyndical apporte également son soutien à la jeunesse qui se mobilise et porte ses propres revendications. Les organisations syndicales réaffirment à cette occasion leur attachement au droit de manifester et appellent les jeunes à pouvoir faire entendre leurs revendications pacifiquement et en toute sécurité.
Appel à la mobilisation salaires et services publicsTélécharger [...]
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Octobre rose : prévenir et protéger au travail5 octobre 2026L’UNSA se met aux couleurs d’Octobre rose pour affirmer sa solidarité avec les personnes touchées par le cancer du sein. Une mobilisation pour la prévention, l’accès aux soins et l’accompagnement au travail.
Prévention et éducation à la santé : sortir du tout-curatif
Pour l’UNSA, renforcer la prévention est essentiel pour sortir d’une logique du tout-curatif. L’éducation à la santé, une information accessible et un accès effectif au dépistage permettraient d’agir enfin en amont. Les contraintes professionnelles, les difficultés financières ou l’éloignement des services de soins ne doivent pas faire obstacle à la santé.
Cette ambition suppose des moyens budgétaires durables. La prévention et la recherche sont des investissements de long terme. Soutenir la recherche s’avère déterminant pour mieux comprendre les maladies, améliorer leur détection et faire progresser les traitements et la qualité de vie des personnes concernées.
Santé au travail : prévenir les risques professionnels
La prévention doit aussi porter sur les risques infectieux, psychosociaux, chimiques et ceux liés aux horaires atypiques, notamment au travail de nuit. Leur évaluation et les actions mises en œuvre nécessitent de tenir compte des situations de travail et des expositions des femmes et des hommes.
Pour l’UNSA, chaque travailleur et chaque travailleuse, du public comme du privé, devrait bénéficier d’une médecine du travail accessible et d’un service social de prévention. Le suivi de santé doit être effectif, régulier et adapté aux risques professionnels, y compris en l’absence de symptômes.
Dialogue social : agir dans les entreprises et les administrations
La santé et les conditions de travail doivent devenir des enjeux de dialogue social dans les entreprises, les branches professionnelles, les administrations et les ministères. Que les représentant·es du personnel puissent intervenir sur l’organisation du travail, la prévention et les moyens consacrés à la protection de la santé relève pour nous de l’évidence.
Faciliter l’accès aux rendez-vous médicaux, adapter les postes et les horaires, prévenir la désinsertion professionnelle ou encore préparer le retour au travail avec les personnes concernées constituent des éléments indispensables. Ces mesures doivent préserver leur santé, leur emploi et leur parcours professionnel, sans discrimination.
En octobre comme toute l’année, l’UNSA exige une politique de santé engagée dans la prévention et la recherche, la réduction des inégalités d’accès aux soins et la protection des travailleurs et des travailleuses.
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Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles2 octobre 2026Le gouvernement vient de présenter son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Sous couvert de réduire le déficit, il choisit une nouvelle fois de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les retraités et les familles, sans apporter de réponse structurelle aux enjeux du financement de notre système de protection sociale.
Pour l’UNSA, le redressement des comptes sociaux peut justifier que des efforts soient demandés. Mais ceux-ci ne peuvent être admis qu’à condition d’être justement et équitablement répartis. Or, avec ce PLFSS, ce sont avant tout les assurés sociaux qui vont payer la facture.
Les assurés sociaux mis à contribution, les plus fragiles en première ligne
Cette orientation est particulièrement visible en matière de santé. Avant même la présentation du PLFSS, plusieurs mesures réglementaires avaient déjà été arrêtées, augmentant le reste à charge pour les assurés, les victimes d’accidents du travail ou de maladie professionnelle, sur certains médicaments et soins dentaires. A cela s’ajoute le relèvement des plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, passant chacun de 50 à 70 euros. Pour les assurés concernés, ce sont jusqu’à 140 euros par an qui pourront rester à leur charge.
Les retraités sont eux aussi ponctionnés. Le gouvernement entend ainsi leur imposer plus de 4 milliards d’euros d’efforts à travers l’abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite, qui passerait de 4 439 à 3 000 euros, mais aussi par la sous-indexation des pensions supérieures à 1 281 euros, soit 7 euros de moins que le seuil de pauvreté.
Les familles ne sont pas davantage épargnées. Près d’1 milliard d’euros d’économies est réalisé sur la branche famille, notamment à travers le gel d’un grand nombre de prestations et les mesures envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire, qui affecteront directement les ménages les plus modestes.
Par ailleurs, l’UNSA dénonce l’instauration d’un délai de carence d’un an pour l’accès aux prestations familiales. Cette mesure discriminatoire est profondément choquante car elle induit de manière insidieuse une préférence nationale chère à l’extrême droite.
Au total, qu’il s’agisse des dépenses de santé, des pensions de retraite ou des prestations familiales, le gouvernement fait le choix de concentrer les efforts sur les assurés sociaux et les travailleurs plutôt que d’ouvrir un véritable chantier sur les ressources de la Sécurité sociale.
Quelques dispositions vont néanmoins dans une direction plus juste. C’est notamment le cas de la transformation de la majoration de pension de 10 % accordée aux parents de trois enfants et un dispositif forfaitaire.
L’UNSA considère également que le renforcement de la fiscalité sur les produits sucrés et transformés peut constituer un levier utile, dès lors qu’il s’inscrit dans une véritable politique de prévention en santé publique et contribue effectivement au financement de notre système de protection sociale.
Des économies immédiates sans réponse aux défis de demain
Les moyens consacrés à notre système de santé demeurent très en deçà des besoins. Le gouvernement propose ainsi un Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) limité à + 2 %. Un ONDAM insuffisant signifie concrètement davantage de tensions pour l’hôpital et le médico-social mais aussi de nouvelles difficultés d’accès aux soins pour les assurés.
L’UNSA regrette également l’absence de mesures à la hauteur des enjeux liés à la perte d’autonomie, pourtant au cœur des défis démographiques à venir. Au contraire, le PLFSS pour 2027 remet en cause l’universalité de l’allocation personnalisée d’autonomie !
Face aux efforts demandés aux assurés sociaux et aux travailleurs, l’UNSA considère que d’autres leviers doivent être mobilisés.
L’élargissement des assiettes retenues pour le calcul des allègements généraux de cotisations sociales constitue un premier pas. Mais il demeure insuffisant au vu des 75 milliards d’euros d’exonérations et allègements de cotisations sociales annuels accordés aux entreprises. Pour l’UNSA, ces aides doivent désormais être conditionnées à des engagements précis en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, de salaires ainsi que de transitions écologique et numérique.
La contribution supplémentaire demandée aux entreprises demeure quant à elle extrêmement limitée. Dans le même temps, le gouvernement fait le choix ne pas mettre à contribution les ultra-riches, ni les groupes financiers parmi lesquels les entreprises privées lucratives qui gèrent les EHPAD.
En réalité, ce PLFSS ne dessine aucune vision durable pour l’avenir de notre modèle de protection sociale. Une nouvelle fois, le gouvernement privilégie les économies sur les dépenses et demande des efforts aux assurés sociaux et aux travailleurs sans engager le débat de fond pourtant indispensable sur les ressources de la Sécurité sociale.
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Franchises médicales et participations forfaitaires : de 50 à 70 euros, puis une hausse chaque année26 septembre 2026Après avoir envisagé de doubler les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, le gouvernement avait finalement annoncé, par voie de presse, y renoncer et vouloir tenir compte de l’inflation depuis leur création. L’UNSA avait pris acte de ce recul tout en appelant à mettre un terme aux annonces successives et aux ballons d’essai et à présenter enfin une vision globale du financement de la Sécurité sociale.
Une fois encore, nous ne sommes pas entendus. Le gouvernement saisit aujourd’hui en urgence le Conseil de la CNAM, sans aucune concertation en amont et quelques jours seulement après une nouvelle annonce dans la presse. Cette méthode n’est acceptable ni sur la forme ni sur le fond : les partenaires sociaux ne peuvent être placés devant le fait accompli et sommés de se prononcer dans l’urgence sur des décisions déjà arbitrées.
70 euros : nous ne sommes plus dans une simple actualisation par l’inflation
Sur le fond, le gouvernement prévoit de porter à 70 euros chacun les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, soit 140 euros au total contre 100 euros aujourd’hui. Cette hausse va au-delà de la seule inflation cumulée depuis la création de ces dispositifs. Selon nos calculs, une stricte prise en compte de l’inflation aurait élevé le plafond de la participation forfaitaire à 67,87 euros et celui des franchises médicales à 63,98 euros, soit 131,85 euros au total, et non 140 euros. Il s’agit donc bien d’une augmentation supplémentaire du reste à charge des patients et non d’une simple actualisation liée à l’inflation.
L’indexation annuelle change profondément la logique du dispositif
Un autre élément majeur doit être connu des assurés sociaux : les plafonds des franchises médicales et des participations forfaitaires auraient désormais vocation à évoluer chaque année en fonction de l’inflation. Cette disposition est loin d’être anodine. Elle modifie profondément la logique du dispositif en instaurant un mécanisme automatique et pérenne d’augmentation du reste à charge des patients. Ce qui relevait jusqu’à présent d’un plafond fixé réglementairement deviendrait ainsi un montant appelé à augmenter régulièrement, sans qu’un débat sur le financement de la Sécurité sociale soit nécessairement rouvert chaque année. Pour l’UNSA, cette logique est inacceptable : on ne peut pas organiser l’augmentation automatique de la contribution des malades au financement de notre système de santé.
La Sécurité sociale mérite mieux
Le financement de la Sécurité sociale mérite mieux qu’une succession d’annonces dans la presse, de ballons d’essai et de mesures prises dans l’urgence. Il exige une vision globale, cohérente et concertée, permettant de débattre de l’ensemble des recettes, des dépenses et des choix de financement. L’UNSA réaffirme son opposition ferme à cette nouvelle augmentation des franchises médicales et des participations forfaitaires et, plus largement, à toute politique qui ferait des personnes malades la variable d’ajustement du financement de l’Assurance maladie.
La solidarité doit rester au cœur de notre système de Sécurité sociale. Ce n’est pas aux malades de payer toujours plus parce qu’ils ont besoin de se soigner.
UNSA Protection Sociale [...]
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Baromètre UNSA des retraités : saison 322 septembre 2026Le Baromètre UNSA des retraités a recueilli plus de 2600 réponses en 2025. Nous lançons la troisième édition de notre enquête le 7 septembre. En cette année de tension budgétaire, où les propositions préjudiciables aux retraités se multiplient, nous vous invitons à vous exprimer en répondant à notre enquête.La compilation de vos réponses nous donnera des arguments pour rectifier l’image des retraités trop souvent faussée que les média véhiculent fréquemment.
Nous ouvrons dès le 7 septembre et jusqu’au 23 octobre la troisième édition de notre enquête « Baromètre UNSA des retraités ». Cette enquête est importante car elle nous permet de cerner au plus près les attentes des retraités et les difficultés qu’ils peuvent vivre au quotidien. Elle nous permet de combattre les stéréotypes et clichés souvent véhiculés de façon péjorative à l’encontre des retraités.Notre projet syndical 2027, en cours d’élaboration, s’est largement nourri de vos contributions. C’est pourquoi il est utile de poursuivre et d’amplifier cette expérience. Nous invitons ceux qui ont déjà répondu les années précédentes à renouveler l’expérience car les situations peuvent changer d’une année sur l’autre.Nous sommes en année électorale et les propositions préjudiciables aux retraités, gel des pensions, suppression de l’abattement fiscal de 10%, majoration de la CSG, sont pour certaines déjà en débat dans le paysage médiatique (cf. les propositions du comité de Suivi des Retraites). Votre expression nous aidera à mieux défendre vos intérêts.Pour accéder à l’enquête, ouvrez le lien Baromètre UNSA des retraités 2027 dès le 7 septembre.Si vous êtes réticent à l’usage du numérique, des militants UNSA Retraités mettront à votre disposition un exemplaire papier que vous pouvez également imprimer, renseigner et transmettre à l’Union départementale UNSA de votre département.
Nous comptons sur votre participation, et mieux encore, sur votre engagement pour faire connaître notre enquête autour de vous. [...]
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Les ballons d’essai du gouvernement : des pistes inacceptables pour les retraités!17 septembre 2026L’été 2026 s’est avéré torride. Les annonces du gouvernement laissent prévoir un automne chaud concernant le débat budgétaire, si les ballons d’essai lancés tant par la ministre de la santé que par le ministre de l’économie, prennent réellement corps dans le projet de budget 2027 qui va être soumis au parlement. Une fois de plus, une fois de trop, les retraités sont ciblés comme constituant une charge trop lourde pour le budget de l’État soit à cause de leurs pensions, soit parce que leur état de santé en ferait de « gros consommateurs de soins ».
Le feuilleton estival des franchises médicales :Après avoir annoncé le 23 juillet le doublement des franchises médicales, Stéphanie Rist, la ministre de la santé, avait reconnu le 20 août que la mesure était trop brutale. Elle avait alors évoqué une augmentation correspondant à l’évolution de l’inflation depuis la création des premières franchises médicales.Le 24 août, elle annonce finalement que le gouvernement prévoit de porter à 70 euros chacun les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, soit 140 euros au total contre 100 euros aujourd’hui. C’est plus que l’inflation, et pire, cela engagerait un principe dévastateur : l’indexation annuelle de l’évolution des forfaits sur l’inflation, ce qui accroîtrait le reste à charge des malades chroniques chaque année, parmi lesquels de nombreux retraités.Inadmissible !
Désindexation des pensions, l’éternel retour.On avait été prévenus par le 13e avis du Comité de Suivi des Retraites publié le 11 juillet : la désindexation des pensions était présentée comme la mesure indispensable pour le redressement des comptes de l’Assurance Vieillesse. On ne peut guère faire moins imaginatif : après Michel Barnier, François Bayrou et Sébastien Lecornu (qui l’avait prudemment abandonné pour éviter la censure de son budget), c’est Roland Lescure qui nous livre son opus pour 2027. Il s’agirait de geler les pensions des retraités les plus favorisés. Comprenez, dans l’esprit du ministre, ceux qui disposent d’une pension brute de plus de 3000 euros, soit environ 2500 € une fois retirés impôts et cotisations.Mais problème, ces « riches » retraités ne sont pas si nombreux, à peine 8% du total des 17,5 millions de retraités soit environ 1,4 million de personnes. Et le gel de leurs pensions ne suffirait pas à obtenir les économies escomptées !Il faudrait donc sous-indexer d’autres retraités plus modestes. Jusqu’à quel seuil ? ce n’est pas précisé.Là aussi inadmissible !
Des retraités trop riches ?Selon l’enquête de l’INSEE publiée en juin 2026, la pension moyenne des Français était de 31 % supérieure au seuil de pauvreté, la pension moyenne des femmes excédait seulement de 3.2 % ce même seuil (soit 43 euros de plus que le seuil de pauvreté).En 10 ans, le taux de pauvreté chez les retraités est passé de 8.5 % à 10.4 % soit plus de 450 000 retraités qui ont basculé dans la pauvreté entre 2014 et 2024.En 10 ans, les revenus des retraités mesurés en euros constants ont baissé de 5 à 8 % selon les catégories.Dans le même temps les bénéfices des actionnaires du CAC 40 ont vu leurs profits s’accroître de 115 %, et sous le ciel radieux de l’hexagone, quelques 13 500 foyers fiscaux parmi les plus nantis (parmi les 0.1% les plus riches) n’acquittent aucun impôt sur le revenu.
Agissez avec l’UNSA Retraités : renseignez son Baromètre annuel.Cette situation vous irrite, vous souhaitez exprimer votre avis sur les choix gouvernementaux. L’UNSA Retraités vous en offre la possibilité grâce à son troisième Baromètre UNSA des retraités dès le 7 septembre et jusqu’au 23 octobre. Vous pouvez décrire votre vie de retraité exprimer vos difficultés et donner votre avis sur les mesures qui pourraient être imposées aux retraités.Grâce à vous, à vos réponses, nous pourrons peser davantage dans le débat budgétaire ! [...]
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03 22 72 52 22
ud-80@unsa.org