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VIIIe congrès de l’UNSA Retraités, c’est en route!
VIIIe congrès de l’UNSA Retraités, c’est en route!26 octobre 2026Tous les quatre ans, l’UNSA retraités réunit son congrès, quelques semaines avant le congrès de l’UNSA.Ce moment de démocratie syndicale permet de mettre à jour nos mandats, d’enrichir notre résolution et de renouveler nos instances. Le congrès, comment ça marche ? Le projet de résolutionÉlaboré par le Secrétariat National, ce texte d’orientation est organisé en cinq chapitres : Retraités, citoyens à part entière en France et en Europe. Développer l’UNSA Retraités. Défendre et améliorer le pouvoir d’achat des retraités. Le droit à la santé pour toutes et tous. L’autonomie. L’environnement et le cadre de vie.Il a été adopté sous sa forme de projet par le Bureau National de l’UNSA Retraités, le 2 juin dernier, puis transmis aux délégués départementaux, aux délégués régionaux, qui ont pour responsabilité d’organiser d’abord au niveau départemental, puis au niveau des régions, des débats autour du projet de résolution afin de l’amender.Parallèlement, le projet de résolution a été transmis aux responsables des 8 pôles de l’UNSA et au secrétaire général du SNURI (Syndicat UNSA des Retraités Isolés). Les Organisations Syndicales Autonomes qui organisent leurs retraités ont également la possibilité d’amender le projet de résolution. Le projet de résolution, document de travail interne, n’a pas vocation à être diffusé dans sa première mouture hors de nos structures syndicales. Le cheminement des amendements :Les amendements proposés par les départements sont examinés dans les congrès régionaux. Les délégués régionaux font remonter les amendements retenus au niveau de leur congrès à la commission des résolutions.Les amendements proposés par les organisations syndicales autonomes remontent directement à la commission des résolutions. La commission des résolutions examine les amendements proposés.Elle peut fusionner des amendements semblables ou proches, elle a pouvoir d’écarter les amendements qui s’opposeraient aux principes et valeurs de l’UNSA. Elle a la possibilité d’intégrer directement certains amendements. Les autres amendements, non intégrés, sont examinés et votés par le congrès. La composition du congrès :Sont membres du congrès avec voix délibérative : Les membres du Bureau National sortant. Les membres du nouveau Bureau National désignés par les 8 pôles et le SNURI. Les délégués régionaux. Les délégués départementaux. Les retraités membres des CDCA sont invités au congrès mais sans voix délibérative. Au fait, le congrès, c’est où, et c’est quand ?Notre VIII ème congrès se déroulera au siège de l’UNSA dans la salle de réunion rénovée en 2025, que les congressistes pourront découvrir à cette occasion, pour ceux qui ne la connaissent pas encore.Et cela se passe les 12 et 13 janvier 2027. Nous souhaitons que les débats qui sont en cours en ce moment dans les départements, et pour certains territoires au niveau des régions, s’avèrent fructueux et enrichissent notre projet de résolution de propositions novatrices pour faire de ce temps partagé un moment de démocratie syndicale porteur d’avenir.Les échéances politiques qui approchent sont porteuses de multiples menaces, et pour y faire face, un syndicalisme plus fort, plus cohérent et plus unis sera primordial pour préserver la place et le rôle de ces précieux corps intermédiaires que sont les organisations syndicales.Travaillons à ce que notre UNSA puisse remplir pleinement son rôle, y compris chez les retraités. [...] Lire la suite…
Pensions AGIRC ARRCO : une revalorisation très en deçà de l’évolution des prix.
Pensions AGIRC ARRCO : une revalorisation très en deçà de l’évolution des prix.26 octobre 2026Le 14 octobre était la date de la négociation sur revalorisation annuelle des pensions de retraite complémentaire AGIRC-ARRCO. Le résultat est décevant, très en dessous de l’inflation et l’année blanche débutée le 1er novembre 2025 va se clore sans la moindre perspective de rattrapage.Combinée aux mesures contenues dans le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale, cette « revalorisation » de 1,4% acte de fait un recul significatif du pouvoir d’achat des retraités. Une revalorisation très insuffisante :Avec une inflation estimée à 2 % lorsque les bases de la négociation ont été amorcées, le point médian estimé pour la revalorisation était fixé à 1,6 %. Selon les règles définies par l’Agirc-Arrco, la négociation s’ouvre autour d’un taux de revalorisation fixé à 0,4 % au-dessous de l’inflation constatée, avec la possibilité d’ajuster la revalorisation jusqu’à 0,4 % de moins (borne basse) ou 0,4 % de plus (borne haute), sans dépasser le taux de progression du salaire mensuel de base (SMB).Il était donc possible de caler la revalorisation entre 1,2 % (fourchette basse) et 1,9 % (progression du SMB).La revalorisation adoptée, +1,4 %, est seulement de 0,2 % supérieure à la fourchette basse. L’UNSA ne disposant pas encore de la représentativité dans le secteur privé, n’est pas partie prenante de la négociation AGIRC-ARRCO. La CGT et la CGC se sont opposées à cet accord, les autres organisations gestionnaires l’ont validé. Une baisse significative du pouvoir d’achat à prévoir pour l’année 2027L’inflation a été mesurée à 3 % fin février (plus que les 2 % retenus pour la négociation, avec des poussées très fortes sur des postes de dépenses qui impactent fortement les retraités : l’énergie, + 21 %, les complémentaires santé, + 7,4 %, les EHPAD, + 4 %, les produits alimentaires frai + 9,9 %…Si à cette sous-indexation vient s’ajouter la sous-indexation annoncée des retraites de base, les temps vont devenir encore plus difficiles pour les retraités.Sur 550 retraités, interrogés dans notre enquête Baromètres UNSA des retraités, qui perçoivent des pensions inférieures à 2000 €, un tiers déclare avoir des difficultés à assumer ses dépenses alimentaires, 46 % disent avoir du mal à se chauffer, 40 % des difficultés pour payer leur loyer ou entretenir leur logement et sept sur dix déclarent disposer de revenus insuffisants pour s’offrir des voyages ou des loisirs. Mais, nous dit-on, « avec 2000 euros on vit correctement ! » La politique d’austérité imposée depuis deux ans par le Medef, d’abord par le gel de novembre 2025, puis par la sous-indexation qui prendra effet au 1er novembre 2026 va entraîner un appauvrissement des 14 millions de retraités assujettis au régime complémentaire AGIRC-ARRCO.L’UNSA Retraités dénonce cette situation. Elle proteste contre cette sous-revalorisation et contre l’absence de toute mesure de rattrapage du gel imposé en 2025.Il n’est pas acceptable qu’en l’absence d’accord entre partenaires sociaux, les pensions puissent rester gelées. Le désaccord ne doit jamais se traduire par une absence totale de revalorisation, dont les retraités sont les premières victimes. Ce sont donc les règles de gouvernance du régime complémentaire qu’il faut réviser pour qu’en cas d’absence d’accord, le gel des pensions ne soit plus imposé. [...] Lire la suite…
Contre un budget d’austérité : mobilisation le 5 novembre
Contre un budget d’austérité : mobilisation le 5 novembre24 octobre 2026L’intersyndicale CFDT, CGT, FO, UNSA, FSU appelle à une mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie.Les retraités, particulièrement ceux qui se reconnaissent dans leur engagement sur les valeurs et les combats de l’UNSA, doivent rallier ce mouvement et s’impliquer dans cette action.Pour deux raisons : Par solidarité avec les actifs et les jeunes, Mais aussi pour défendre leurs revendications pour une revalorisation des pensions, pour la défense des services publics, particulièrement les services de santé publique et les services d’aide à la personne. L’appel à la mobilisation le 5 novembre prochain, est prioritairement adressé aux actifs, s’il apporte son soutien à la mobilisation de la jeunesse, il concerne aussi les retraités dans l’expression des revendications qu’il porte : Augmentation des pensions de retraite de base et des pensions de retraite complémentaires. Revendication de moyens suffisants pour lutter contre le réchauffement climatique et pour isoler les bâtiments, végétaliser les villes, développer des transports collectifs décarbonés. Augmentation des moyens accordés aux services publics, notamment pour accompagner et soigner les aînés, faire face au dérèglement climatique. Mise en place de mesures de justice fiscale mettant à contribution les patrimoines, les héritages et les dividendes, et des mesures pour évaluer, conditionner et redéployer les milliards d’aides publiques aux entreprises. Notre engagement dans cette journée d’action du 5 novembre se justifie par la solidarité intergénérationnelle avec les jeunes et les actifs, mais aussi parce que les retraités se reconnaissent pleinement dans les revendications formulées pour cette journée d’action, et parce qu’ils refusent ce budget d’austérité, qui cible les plus faibles et épargne les plus riches. L’UNSA Retraités et la CFDT Retraités appellent conjointement tous les retraités à se mobiliser le 5 novembre en soutien aux actifs, mais aussi pour obtenir : la juste revalorisation de leurs pensions, des services publics à même de répondre à leurs besoins, et une politique fiscale plus juste permettant de financer notre système de protection sociale sans en faire peser le poids sur les plus jeunes. [...] Lire la suite…
Crise sociale : le Gouvernement doit entendre les revendications et agir !
Crise sociale : le Gouvernement doit entendre les revendications et agir !22 octobre 2026À l’occasion de sa rencontre avec le Premier ministre, l’UNSA a réaffirmé sa profonde inquiétude face à la dégradation du climat social. Depuis des mois, les alertes et les mobilisations se multiplient, sans que des réponses concrètes soient apportées aux revendications des jeunes, des salariés, des agents publics et des retraités. L’UNSA rappelle qu’un apaisement durable du climat social passe nécessairement par l’écoute, le dialogue et des réponses concrètes aux revendications. Face à la montée des mécontentements, le Gouvernement doit prendre la mesure de la situation et agir sans attendre. La jeunesse doit être entendue et des perspectives doivent lui être offertes. Les mobilisations des lycéens et des étudiants traduisent un profond malaise et une inquiétude grandissante face à l’avenir. Pour y répondre, l’UNSA demande un plan ambitieux de rénovation des établissements scolaires et universitaires, des recrutements d’enseignants et de personnels de vie scolaire, ainsi qu’une remise à plat de Parcoursup. Les projets de budgets pour 2027 doivent être profondément revus. Il n’est pas acceptable de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les familles, les retraités et les plus précaires. Le gel des APL, les économies envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire et l’augmentation des restes à charge en santé doivent être abandonnées. D’autres choix budgétaires sont possibles. La justice fiscale et sociale doit être au cœur de ces choix. Alors que plus de 13 000 foyers parmi les plus fortunés de notre pays ne paient pas d’impôt sur le revenu, l’UNSA demande une véritable réforme fiscale afin de faire contribuer davantage les plus hauts revenus et les plus grandes fortunes à l’effort collectif. Il est temps de répartir plus équitablement les efforts plutôt que de les faire peser toujours sur les mêmes. Les entreprises doivent également prendre leur part. Pour l’UNSA, les aides publiques et les exonérations de cotisations sociales doivent être conditionnées à des engagements concrets et vérifiables en matière d’emploi, d’augmentation des salaires et de transition écologique. Le pouvoir d’achat doit également devenir une priorité. L’UNSA demande une revalorisation du point d’indice dans la fonction publique, un coup de pouce au SMIC et l’ouverture de véritables négociations salariales dans les branches professionnelles. Aujourd’hui, plus de 800 000 agents publics relèvent de grilles indiciaires dont les premiers échelons sont inférieurs au SMIC. Une situation qui illustre l’urgence de revoir les grilles de rémunération dans la fonction publique. Si le Gouvernement souhaite que les employeurs revalorisent les salaires et révisent leurs grilles salariales, il doit commencer par montrer l’exemple en tant qu’employeur public. Il doit également mettre le patronat face à ses responsabilités afin que les entreprises s’engagent réellement en faveur de l’amélioration des salaires et des conditions de travail. Dans le même temps, les services publics doivent être renforcés pour répondre aux besoins de la population et garantir l’égalité d’accès aux droits sur l’ensemble du territoire. Le dialogue social doit désormais produire des résultats. Les réunions et les concertations ne peuvent se succéder sans déboucher sur des engagements précis. L’UNSA attend du Gouvernement des mesures immédiates et l’ouverture de véritables négociations sur les salaires, les conditions de travail, les services publics et la justice fiscale et sociale. Face à ces revendications, le Premier ministre a annoncé plusieurs rendez-vous. Une réunion avec les acteurs du monde de l’éducation doit se tenir lundi prochain. Pour l’UNSA, il est indispensable que cette réunion soit avancée avant la fin de semaine. Des concertations sont également prévues dans les prochains jours avec le ministre du Travail pour aborder notamment la question du SMIC, les négociations annuelles sur les salaires dans les branches et les entreprises, ainsi que la conditionnalité des aides publiques aux entreprises. L’UNSA ne cache pas sa déception à l’issue de cette rencontre. Si l’ouverture de discussions est nécessaire, nous attendions du Gouvernement des mesures immédiates et des engagements concrets pour répondre à l’urgence sociale. Or, à ce stade, les annonces se limitent essentiellement à de nouvelles réunions et concertations. Face à la profondeur de la crise sociale, cela ne peut suffire. Les jeunes, les salariés, les agents publics, les retraités ont besoin de réponses maintenant, pas de nouvelles promesses. Dans ce contexte, l’UNSA confirme son appel à la mobilisation du 5 novembre pour défendre les salaires, le pouvoir d’achat, les services publics et une plus grande justice fiscale et sociale. Il est encore temps d’apaiser la situation sociale. Mais pour cela, le Gouvernement doit désormais passer des paroles aux actes. [...] Lire la suite…
L’UNSA mobilisée contre le « 28ème régime » des entreprises!
L’UNSA mobilisée contre le « 28ème régime » des entreprises!20 octobre 2026Mardi 20 octobre, l’UNSA s’est mobilisée devant le Parlement européen à Strasbourg, aux côtés de la Confédération européenne des syndicats (CES), de la CFDT, de la CGT, de FO et de la CFTC, contre les risques de régression sociale du projet de « 28ᵉ régime » des entreprises, également appelé « EU Inc. ». Présenté comme un outil de simplification pour faciliter le développement des entreprises innovantes, ce nouveau statut pourrait ouvrir la voie à une mise en concurrence des législations sociales et fiscales. Initialement destiné à soutenir les start-ups, il menace de devenir un cheval de Troie de la dérégulation des droits des travailleurs. Faciliter la création et le développement des entreprises européennes est un objectif que l’UNSA partage. Mais simplifier les démarches administratives ne doit pas permettre de contourner les droits des travailleurs.euses. L’Europe doit soutenir l’innovation et l’emploi de qualité, tout en garantissant les protections de celles et ceux qui travaillent. Des risques concrets pour les travailleurs.euses En créant un statut européen parallèle aux cadres nationaux, le projet pourrait encourager les entreprises à choisir leur pays d’immatriculation en fonction des règles les moins contraignantes, tout en exerçant leur activité ailleurs. Sans garanties suffisantes, cette possibilité favoriserait les sociétés « boîtes aux lettres » et la concurrence entre les modèles sociaux. D’autres risques concernent directement le quotidien des travailleurs.euses : affaiblissement de leur représentation, contournement des obligations d’information et de consultation, remplacement d’une partie du salaire par des actions ou des stock-options, ou encore liquidations accélérées laissant des salaires impayés. Des garanties indispensables avant toute adoption Pour l’UNSA, les droits des travailleurs.euses doivent être garantis là où ils travaillent réellement, et non selon le pays où l’entreprise choisit de s’immatriculer. Ce statut européen ne doit permettre de contourner ni le droit du travail, ni les conventions collectives, ni les obligations sociales et fiscales. Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA, déclare : « Le 28ᵉ régime ne doit pas permettre aux entreprises de se soustraire à l’impôt et aux cotisations sociales, au détriment du financement de notre protection sociale et de nos services publics. Une entreprise qui bénéficie du marché européen doit contribuer à la solidarité qui le fait vivre. Nous serons à Strasbourg pour rappeler que la construction européenne doit servir le progrès social, et non le dumping social et fiscal. « Ces reculs répétés et la fragilisation des droits des travailleuses et des travailleurs alimentent la colère et le sentiment d’abandon, sur lesquels prospère l’extrême droite. L’Europe doit renouer avec sa promesse de progrès social et apporter des protections concrètes au monde du travail. » Depuis plusieurs mois, l’UNSA intervient avec la CES auprès des eurodéputé.es et du Gouvernement français pour porter ces exigences. Elle appelle les parlementaires européens à refuser l’adoption du texte tant que des garanties contraignantes ne protègent pas pleinement les droits des travailleurs. L’UNSA appelle les eurodéputé.es à refuser son adoption tant que ces garanties ne sont pas inscrites dans le texte. Le 20 octobre à Strasbourg, nous défendrons une Europe qui soutient l’innovation, investit dans l’emploi de qualité et protège les droits sociaux. [...] Lire la suite…
Une forte mobilisation et des violences inacceptables
Une forte mobilisation et des violences inacceptables20 octobre 2026Ces dernières semaines ont été marquées par une mobilisation de très grande ampleur. Plusieurs centaines de milliers de personnes, jeunes et moins jeunes, lycéens, étudiants, travailleurs, retraités, citoyens se sont mobilisés massivement très souvent dans le calme, parfois dans la joie. Depuis quelques temps on sentait la société française et particulièrement les travailleurs animés d’une colère sourde, profonde. Elle est devenue explosive. Les revendications portées, celles des lycéens et des étudiants comme celle autour du pouvoir d’achat, sont le signe d’une forte inquiétude dans l’avenir. Pour l’heure, les pouvoirs publics, le gouvernement, jusqu’au président même, ne sont pas à la hauteur. Et pourtant il y a urgence. La journée du 17 octobre a été le prétexte, hélas, à un déferlement de violence incroyable. Une minorité de personnes par leurs actes intolérables ont dénaturé cette journée. Elles ne peuvent pas prendre en otage les revendications légitimes portées à cette occasion. L’UNSA condamne toutes les formes de violence et apporte son soutien à tous les agents publics : pompiers, policiers, agents territoriaux ou des administrations… qui font face à des violences inouïes et aux salariés privés de leur travail en raison des pillages et destructions. La crise sociale est profonde, elle est nourrie par une forme de cécité et de surdité des autorités face notamment aux questions des salaires et de pouvoir d’achat tant dans la fonction publique que dans le secteur privé. L’UNSA attend des réponses face aux immenses attentes sociales, le gouvernement doit agir et agir vite pour répondre à cette crise. L’intersyndicale a fixé au 5 novembre prochain une nouvelle journée de grève et de manifestations. Les casseurs et les pilleurs ne doivent pas voler l’expression et les revendications des jeunes, des travailleurs et des retraités. Les pouvoirs publics ont la responsabilité de prévenir cette situation en utilisant les armes du droit pour empêcher les casseurs de troubler l’ordre public. Cette journée prend une dimension nouvelle, elle sera l’occasion tous ensemble et pacifiquement d’exiger des réponses des employeurs comme du gouvernement à la hauteur de la situation. L’UNSA reste déterminée à porter ses revendications de justice sociale et sera toujours là pour défendre l’État de droit, la démocratie et la République. [...] Lire la suite…
Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles
Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles19 octobre 2026Le gouvernement vient de présenter son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Sous couvert de réduire le déficit, il choisit une nouvelle fois de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les retraités et les familles, sans apporter de réponse structurelle aux enjeux du financement de notre système de protection sociale. Pour l’UNSA, le redressement des comptes sociaux peut justifier que des efforts soient demandés. Mais ceux-ci ne peuvent être admis qu’à condition d’être justement et équitablement répartis. Or, avec ce PLFSS, ce sont avant tout les assurés sociaux qui vont payer la facture. Les assurés sociaux mis à contribution, les plus fragiles en première ligne Cette orientation est particulièrement visible en matière de santé. Avant même la présentation du PLFSS, plusieurs mesures réglementaires avaient déjà été arrêtées, augmentant le reste à charge pour les assurés, les victimes d’accidents du travail ou de maladie professionnelle, sur certains médicaments et soins dentaires. A cela s’ajoute le relèvement des plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, passant chacun de 50 à 70 euros. Pour les assurés concernés, ce sont jusqu’à 140 euros par an qui pourront rester à leur charge. Les retraités sont eux aussi ponctionnés. Le gouvernement entend ainsi leur imposer plus de 4 milliards d’euros d’efforts à travers l’abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite, qui passerait de 4 439 à 3 000 euros, mais aussi par la sous-indexation des pensions supérieures à 1 281 euros, soit 7 euros de moins que le seuil de pauvreté. Les familles ne sont pas davantage épargnées. Près d’1 milliard d’euros d’économies est réalisé sur la branche famille, notamment à travers le gel d’un grand nombre de prestations et les mesures envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire, qui affecteront directement les ménages les plus modestes. Par ailleurs, l’UNSA dénonce l’instauration d’un délai de carence d’un an pour l’accès aux prestations familiales. Cette mesure discriminatoire est profondément choquante car elle induit de manière insidieuse une préférence nationale chère à l’extrême droite. Au total, qu’il s’agisse des dépenses de santé, des pensions de retraite ou des prestations familiales, le gouvernement fait le choix de concentrer les efforts sur les assurés sociaux et les travailleurs plutôt que d’ouvrir un véritable chantier sur les ressources de la Sécurité sociale. Quelques dispositions vont néanmoins dans une direction plus juste. C’est notamment le cas de la transformation de la majoration de pension de 10 % accordée aux parents de trois enfants et un dispositif forfaitaire. L’UNSA considère également que le renforcement de la fiscalité sur les produits sucrés et transformés peut constituer un levier utile, dès lors qu’il s’inscrit dans une véritable politique de prévention en santé publique et contribue effectivement au financement de notre système de protection sociale. Des économies immédiates sans réponse aux défis de demain Les moyens consacrés à notre système de santé demeurent très en deçà des besoins. Le gouvernement propose ainsi un Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) limité à + 2 %. Un ONDAM insuffisant signifie concrètement davantage de tensions pour l’hôpital et le médico-social mais aussi de nouvelles difficultés d’accès aux soins pour les assurés. L’UNSA regrette également l’absence de mesures à la hauteur des enjeux liés à la perte d’autonomie, pourtant au cœur des défis démographiques à venir. Au contraire, le PLFSS pour 2027 remet en cause l’universalité de l’allocation personnalisée d’autonomie ! Face aux efforts demandés aux assurés sociaux et aux travailleurs, l’UNSA considère que d’autres leviers doivent être mobilisés. L’élargissement des assiettes retenues pour le calcul des allègements généraux de cotisations sociales constitue un premier pas. Mais il demeure insuffisant au vu des 75 milliards d’euros d’exonérations et allègements de cotisations sociales annuels accordés aux entreprises. Pour l’UNSA, ces aides doivent désormais être conditionnées à des engagements précis en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, de salaires ainsi que de transitions écologique et numérique. La contribution supplémentaire demandée aux entreprises demeure quant à elle extrêmement limitée. Dans le même temps, le gouvernement fait le choix ne pas mettre à contribution les ultra-riches, ni les groupes financiers parmi lesquels les entreprises privées lucratives qui gèrent les EHPAD. En réalité, ce PLFSS ne dessine aucune vision durable pour l’avenir de notre modèle de protection sociale. Une nouvelle fois, le gouvernement privilégie les économies sur les dépenses et demande des efforts aux assurés sociaux et aux travailleurs sans engager le débat de fond pourtant indispensable sur les ressources de la Sécurité sociale. La soutenabilité de notre système de protection sociale nécessite une répartition beaucoup plus juste des efforts, la recherche de nouvelles recettes et une véritable réflexion sur le financement de la Sécurité sociale. https://www.facebook.com/reel/1116418627778518 https://www.facebook.com/reel/1116418627778518 [...] Lire la suite…
Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie
Appel à la mobilisation pour les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie5 octobre 2026L’UNSA, la CFDT, la CGT, FO et la FSU ont décidé d’appeler ensemble à une journée nationale de grève et de manifestations le jeudi 5 novembre portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie. Vous trouverez ci-dessousl’appel intersyndical portant notamment sur les salaires, les services publics, l’emploi et l’industrie. Dans un contexte où les attentes des salarié·es et des agent·es publics sont fortes, cette mobilisation doit permettre de porter avec force nos revendications en matière de pouvoir d’achat, de reconnaissance du travail, de défense et de renforcement des services publics, de maintien et de développement de l’emploi ainsi que de soutien à notre industrie. Le texte intersyndical apporte également son soutien à la jeunesse qui se mobilise et porte ses propres revendications. Les organisations syndicales réaffirment à cette occasion leur attachement au droit de manifester et appellent les jeunes à pouvoir faire entendre leurs revendications pacifiquement et en toute sécurité. Appel à la mobilisation salaires et services publicsTélécharger [...] Lire la suite…
Octobre rose : prévenir et protéger au travail
Octobre rose : prévenir et protéger au travail5 octobre 2026L’UNSA se met aux couleurs d’Octobre rose pour affirmer sa solidarité avec les personnes touchées par le cancer du sein. Une mobilisation pour la prévention, l’accès aux soins et l’accompagnement au travail. Prévention et éducation à la santé : sortir du tout-curatif Pour l’UNSA, renforcer la prévention est essentiel pour sortir d’une logique du tout-curatif. L’éducation à la santé, une information accessible et un accès effectif au dépistage permettraient d’agir enfin en amont. Les contraintes professionnelles, les difficultés financières ou l’éloignement des services de soins ne doivent pas faire obstacle à la santé. Cette ambition suppose des moyens budgétaires durables. La prévention et la recherche sont des investissements de long terme. Soutenir la recherche s’avère déterminant pour mieux comprendre les maladies, améliorer leur détection et faire progresser les traitements et la qualité de vie des personnes concernées. Santé au travail : prévenir les risques professionnels La prévention doit aussi porter sur les risques infectieux, psychosociaux, chimiques et ceux liés aux horaires atypiques, notamment au travail de nuit. Leur évaluation et les actions mises en œuvre nécessitent de tenir compte des situations de travail et des expositions des femmes et des hommes. Pour l’UNSA, chaque travailleur et chaque travailleuse, du public comme du privé, devrait bénéficier d’une médecine du travail accessible et d’un service social de prévention. Le suivi de santé doit être effectif, régulier et adapté aux risques professionnels, y compris en l’absence de symptômes. Dialogue social : agir dans les entreprises et les administrations La santé et les conditions de travail doivent devenir des enjeux de dialogue social dans les entreprises, les branches professionnelles, les administrations et les ministères. Que les représentant·es du personnel puissent intervenir sur l’organisation du travail, la prévention et les moyens consacrés à la protection de la santé relève pour nous de l’évidence. Faciliter l’accès aux rendez-vous médicaux, adapter les postes et les horaires, prévenir la désinsertion professionnelle ou encore préparer le retour au travail avec les personnes concernées constituent des éléments indispensables.  Ces mesures doivent préserver leur santé, leur emploi et leur parcours professionnel, sans discrimination. En octobre comme toute l’année, l’UNSA exige une politique de santé engagée dans la prévention et la recherche, la réduction des inégalités d’accès aux soins et la protection des travailleurs et des travailleuses. Partager sur vos réseaux [...] Lire la suite…
Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles
Un PLFSS 2027 sans vision et profondément inéquitable : le gouvernement fait encore payer les plus fragiles2 octobre 2026Le gouvernement vient de présenter son projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2027. Sous couvert de réduire le déficit, il choisit une nouvelle fois de faire porter l’essentiel des efforts sur les malades, les retraités et les familles, sans apporter de réponse structurelle aux enjeux du financement de notre système de protection sociale. Pour l’UNSA, le redressement des comptes sociaux peut justifier que des efforts soient demandés. Mais ceux-ci ne peuvent être admis qu’à condition d’être justement et équitablement répartis. Or, avec ce PLFSS, ce sont avant tout les assurés sociaux qui vont payer la facture. Les assurés sociaux mis à contribution, les plus fragiles en première ligne Cette orientation est particulièrement visible en matière de santé. Avant même la présentation du PLFSS, plusieurs mesures réglementaires avaient déjà été arrêtées, augmentant le reste à charge pour les assurés, les victimes d’accidents du travail ou de maladie professionnelle, sur certains médicaments et soins dentaires. A cela s’ajoute le relèvement des plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires, passant chacun de 50 à 70 euros. Pour les assurés concernés, ce sont jusqu’à 140 euros par an qui pourront rester à leur charge. Les retraités sont eux aussi ponctionnés. Le gouvernement entend ainsi leur imposer plus de 4 milliards d’euros d’efforts à travers l’abaissement du plafond de l’abattement fiscal de 10 % sur les pensions de retraite, qui passerait de 4 439 à 3 000 euros, mais aussi par la sous-indexation des pensions supérieures à 1 281 euros, soit 7 euros de moins que le seuil de pauvreté. Les familles ne sont pas davantage épargnées. Près d’1 milliard d’euros d’économies est réalisé sur la branche famille, notamment à travers le gel d’un grand nombre de prestations et les mesures envisagées sur l’allocation de rentrée scolaire, qui affecteront directement les ménages les plus modestes. Par ailleurs, l’UNSA dénonce l’instauration d’un délai de carence d’un an pour l’accès aux prestations familiales. Cette mesure discriminatoire est profondément choquante car elle induit de manière insidieuse une préférence nationale chère à l’extrême droite. Au total, qu’il s’agisse des dépenses de santé, des pensions de retraite ou des prestations familiales, le gouvernement fait le choix de concentrer les efforts sur les assurés sociaux et les travailleurs plutôt que d’ouvrir un véritable chantier sur les ressources de la Sécurité sociale. Quelques dispositions vont néanmoins dans une direction plus juste. C’est notamment le cas de la transformation de la majoration de pension de 10 % accordée aux parents de trois enfants et un dispositif forfaitaire. L’UNSA considère également que le renforcement de la fiscalité sur les produits sucrés et transformés peut constituer un levier utile, dès lors qu’il s’inscrit dans une véritable politique de prévention en santé publique et contribue effectivement au financement de notre système de protection sociale. Des économies immédiates sans réponse aux défis de demain Les moyens consacrés à notre système de santé demeurent très en deçà des besoins. Le gouvernement propose ainsi un Objectif national de dépenses d’assurance maladie (ONDAM) limité à + 2 %. Un ONDAM insuffisant signifie concrètement davantage de tensions pour l’hôpital et le médico-social mais aussi de nouvelles difficultés d’accès aux soins pour les assurés. L’UNSA regrette également l’absence de mesures à la hauteur des enjeux liés à la perte d’autonomie, pourtant au cœur des défis démographiques à venir. Au contraire, le PLFSS pour 2027 remet en cause l’universalité de l’allocation personnalisée d’autonomie ! Face aux efforts demandés aux assurés sociaux et aux travailleurs, l’UNSA considère que d’autres leviers doivent être mobilisés. L’élargissement des assiettes retenues pour le calcul des allègements généraux de cotisations sociales constitue un premier pas. Mais il demeure insuffisant au vu des 75 milliards d’euros d’exonérations et allègements de cotisations sociales annuels accordés aux entreprises. Pour l’UNSA, ces aides doivent désormais être conditionnées à des engagements précis en matière d’emploi, de qualité de l’emploi, de salaires ainsi que de transitions écologique et numérique. La contribution supplémentaire demandée aux entreprises demeure quant à elle extrêmement limitée. Dans le même temps, le gouvernement fait le choix ne pas mettre à contribution les ultra-riches, ni les groupes financiers parmi lesquels les entreprises privées lucratives qui gèrent les EHPAD. En réalité, ce PLFSS ne dessine aucune vision durable pour l’avenir de notre modèle de protection sociale. Une nouvelle fois, le gouvernement privilégie les économies sur les dépenses et demande des efforts aux assurés sociaux et aux travailleurs sans engager le débat de fond pourtant indispensable sur les ressources de la Sécurité sociale. La soutenabilité de notre système de protection sociale nécessite une répartition beaucoup plus juste des efforts, la recherche de nouvelles recettes et une véritable réflexion sur le financement de la Sécurité sociale. [...] Lire la suite…