Nos Partenaires
Nos Dernières Actualités
L’UNSA s’oppose à de nouvelles économies sur le dos des familles 25 août 2026L’IGF et l’Igas ont rendu public un rapport sur l’efficacité des politiques familiales. Si le diagnostic est intéressant et rejoint plusieurs de nos analyses, l’addition, elle, n’est pas acceptable. En effet, il est surtout question de faire plusieurs milliards d’économies nouvelles plutôt que des redéploiements plus justes et efficients.
Plusieurs constats du rapport rejoignent le diagnostic ancien de l’UNSA.
Les moyens ne sont pas toujours là où ils seraient utiles. Sur 119 milliards dépensés pour les politiques familiales, 20 % seulement vont aux dispositifs facilitant la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle. Nous préconisons de longue date un congé de naissance plus long et mieux rémunéré ainsi qu’une baisse du reste à charge pour les modes d’accueil.
Les inspections recommandent d’allonger les congés après la naissance, majoritairement sur le congé du second parent, et de conditionner cet allongement à une prise effective en dehors du congé de maternité. Cela corrobore nos propositions : sans partage, la parentalité continuera de peser unilatéralement sur les femmes, sur leurs carrières, leurs rémunérations et leurs retraites.
Un pilotage du service public de la petite enfance sans obligation réelle pour les communes reste incantatoire. Depuis l’adoption de la loi pour le plein emploi fin 2023, l’UNSA déplore l’absence de toute obligation de taux minimal de couverture des besoins imposé aux communes. Le rapport aboutit à la même conclusion et propose une cible pluriannuelle de couverture, assortie de sanctions pour les communes ne pouvant justifier l’absence de besoins. Nous soutenons cette orientation.
Les propositions sur le financement des modes d’accueil rejoignent également nos revendications. Les inspections suggèrent de passer d’un financement horaire à un financement à la demi-journée et de faire converger les micro-crèches Paje vers la prestation de service unique (PSU), ce qui mettrait fin à un système à deux vitesses.
Le rapport formule aussi d’autres observations pertinentes sur les dépenses actuelles :
Les dépenses globales favorisent les familles parmi les 20% les plus aisées au détriment des classes moyennes ou des foyers modestes qui pourraient être aidés davantage.
Les majorations de pensions de retraites privilégient aussi les plus aisés et surtout les hommes au lieu de réduire les inégalités de genres.
La faiblesse majeure de ce rapport, c’est de proposer quasi exclusivement des choix d’économies plutôt que de corriger les déséquilibres qu’il identifie lui-même.
L’UNSA rejette ces nouvelles mesures d’économies réalisées sur les politiques familiales et revendique :
Aucune économie nette sur la branche famille : chaque euro dégagé doit être redéployé vers l’accueil du jeune enfant et le soutien aux familles modestes et moyennes.
Le versement des allocations familiales dès le premier enfant
L’individualisation sociale et fiscale qui permettrait plus de lisibilité, de justice et d’équité en matière de contribution des citoyens et des citoyennes à la solidarité.
De nouvelles mesures d’attractivité des métiers pour résorber la pénurie de professionnels
Un congé parental partagé plus long et des services pour les parents qui choisissent d’accueillir leurs enfants
Les politiques familiales ne sont pas une variable d’ajustement budgétaire. Elles sont un investissement dans l’avenir.
L’UNSA s’oppose à de nouvelles économies sur le dos des familles [...]
Lire la suite…
Franchises médicales et participations forfaitaires :21 août 2026Franchises médicales et participations forfaitaires : assez de ballons d’essai, place à une vision globale du financement de la Sécurité sociale !
La ministre de la Santé vient d’annoncer l’abandon du doublement du plafond annuel des franchises médicales et des participations forfaitaires.
L’UNSA avait immédiatement demandé au gouvernement de renoncer à cette mesure particulièrement injuste pour les assurés sociaux, et en premier lieu pour les personnes malades.
Nous nous félicitons donc d’avoir été entendus. Mais la vigilance reste de mise.
La ministre évoque désormais une possible évolution de ces plafonds tenant compte de l’inflation cumulée depuis leur création. Une telle mesure conduirait, elle aussi, à augmenter significativement le reste à charge des patients.
Pour l’UNSA, les personnes malades et les plus fragiles ne peuvent pas être la variable d’ajustement du financement de notre système de santé.
Il faut surtout sortir des annonces successives, des solutions partielles et des ballons d’essai lancés dans la presse.
Le financement de notre Sécurité sociale mérite mieux. Il nécessite une vision globale, cohérente et documentée, portant à la fois sur les recettes et les dépenses, afin que les partenaires sociaux puissent mesurer les conséquences des choix envisagés et rendre un avis éclairé.
Des alternatives existent et doivent être débattues dans le cadre du PLFSS : mieux conditionner et réexaminer les exonérations de cotisations sociales accordées aux entreprises ; instaurer une CSG progressive ; renégocier le prix de certains médicaments, notamment les moins innovants ; renforcer la lutte contre les fraudes sociales ; investir davantage dans la prévention ; et agir réellement contre les déserts médicaux, notamment par des conditions d’installation des médecins libéraux.
Les pistes existent pour dégager de nouvelles recettes et réaliser des économies sans faire payer davantage les patients.
L´UNSA continuera donc de défendre une ligne claire : le financement de notre Sécurité sociale ne peut pas reposer toujours davantage sur celles et ceux qui ont besoin de se soigner.
C’est ce message, ainsi que notre exigence d’une vision globale du financement de notre protection sociale, que nous porterons auprès de la ministre dès la semaine prochaine.
#UNSA#SécuritéSociale#Santé#PLFSS#ProtectionSociale#FranchisesMédicales #AccèsAuxSoinsStephanie Rist BouillonMinistère de la SantéAssurance MaladieFrederic Valletoux@à la une
Voir moins
https://www.facebook.com/dominique.corona.9 [...]
Lire la suite…
L’IA au travail : une transformation prudente19 août 2026Le moral des salariés en légère hausse
L’Indice du mois d’août 2026 confirme une légère amélioration du moral des salariés, portée par le sentiment d’utilité du travail et par une motivation qui se maintient.
Après deux mois consécutifs à 5,3/10, l’indice du moral des salariés progresse légèrement en août pour atteindre 5,4/10. Cette hausse de 0,1 point ne constitue pas un redressement massif, mais elle confirme que le moral des salariés s’est stabilisé depuis le printemps autour d’un niveau intermédiaire, sans nouvelle dégradation.
Un usage à peine majoritaire de l’IA au travail
Interrogés sur l’Intelligence artificielle (IA) au travail, 53% des salariés déclarent l’utiliser, contre 47% qui ne l’utilisent jamais. Cet usage, quand il existe, n’est pas homogène.
Il est parfois ponctuel : 30% l’utilisent une à cinq fois par semaine et 12% plus de cinq fois par jour voire de façon permanente.
Plus répandu chez les hommes (58%) que chez les femmes (48%).
Et plus généralisé chez les plus jeunes actifs et les plus diplômés : 7 jeunes sur 10 dans la tranche des 25-34 ans contre 4 sur 10 pour les 50-64 ans. Et 3/4 des salariés bac+5 utilisent l’IA pour à peine 1/4 des salariés n’ayant pas eu le bac.
Enfin, le revenu accentue encore ce clivage : seuls 12% des salariés gagnant entre 1 000 et 1 500 euros déclarent utiliser l’IA, contre 72% chez ceux gagnant entre 5000 et 10 000 euros.
Progrès ou menace ?
Les salariés apparaissent très partagés dans leur perception générale de l’IA : 35% y voient un progrès, 34% une menace et 31% ne la considèrent ni comme l’un ni comme l’autre. Cette tripartition souligne l’absence de consensus car l’IA est perçue comme un objet encore ambivalent, à la fois porteur d’opportunités et de risques.
Lorsqu’ils évaluent les résultats produits par l’IA dans leur quotidien de travail, les salariés en donnent une appréciation contrastée. En premier choix, ils sont 38% à les juger « prometteurs », devant 21% qui les trouvent « inutiles », 17% « satisfaisants », 11% « décevants », 7% « erronés » et 6% « remarquables ».. Les jeunes actifs portent un regard plus favorable : 46% des 18-24 ans citent « prometteurs » en premier, quand 26% des 50-64 ans citent en premier « inutiles ».
Enfin, selon les salariés, les entreprises ou les organisations semblent encore inégalement engagées dans l’accompagnement des usages de l’IA au travail. Même si de nombreuses structures opnt mis en place formations et accompagnements, 41 % des salariés déclarent que le sujet n’a pas été abordé par leur entreprise ou leur organisation.
https://www.unsa.org/indice-moral
Indice mensuel du moral des salariés
Étude réalisée par Cluster 17 pour l’UNSA
L’indice UNSA du moral des salariés (CDI, CDD, intérimaires, fonctionnaires) [...]
Lire la suite…
13 août 2026🚒 L’UNION DÉPARTEMENTALE UNSA SOMME AUX CÔTÉS DE NOS AMIS DU SDIS 80 🚒
✊ JEUDI 13 AOÛT — GRÈVE NATIONALE
Aujourd’hui, l’UD UNSA Somme apporte tout son soutien aux personnels du SDIS 80 mobilisés dans le cadre de la grève nationale.
🔥 Chaque jour, les sapeurs-pompiers et personnels des services d’incendie et de secours répondent présents pour secourir, protéger et sauver.
Derrière l’uniforme, ce sont des femmes et des hommes engagés, qui méritent des moyens à la hauteur de leurs missions, de meilleures conditions de travail et une véritable reconnaissance.
🤝 L’UNSA Somme était à leurs côtés aujourd’hui pour porter un message simple :
SOUTENIR CEUX QUI NOUS PROTÈGENT, C’EST AUSSI DÉFENDRE NOTRE SERVICE PUBLIC DE SECOURS.
💙🤍❤️ Solidarité avec nos amis et collègues du SDIS 80 !
✊ L’UNSA Somme, présente sur le terrain, aux côtés des agents.
#UNSA #UNSASomme #SDIS80 #Pompiers #SapeursPompiers #Grève #13Août #ServicePublic #Secours #Somme #Solidarité #LibresEnsemble [...]
Lire la suite…
12 août 2026Mardi 11 août 2026 – Lettre n°3 806 AlerteDisparition de Dominique Libault
J’apprends avec stupeur le décès de Dominique Libault
J’ai eu l’occasion, à de très nombreuses reprises, d’échanger avec lui, que ce soit lorsque je représentais UNSA au HCFIPS ou lors de nos échanges sur l’avenir de notre Sécurité sociale.
Dominique Libault était un fervent défenseur de la Sécurité sociale. Ses analyses étaient toujours justes, précises et éclairantes. Sa connaissance des enjeux sociaux et son engagement au service de notre protection sociale forçaient le respect.
Aujourd’hui, nous perdons un grand serviteur de l’État et l’un des plus ardents défenseurs de notre Sécurité sociale.
Au nom de l’UNSA, j’adresse mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses proches et à tous ceux qui ont eu la chance de travailler et d’échanger avec lui
Domonique CORONA
Secrétaire National Adjoint UNSA
https://www.facebook.com/dominique.corona.9 [...]
Lire la suite…
Franchises médicales et participations forfaitaires : l’UNSA dénonce un nouveau coup porté aux personnes malades23 juillet 2026L’UNSA condamne avec la plus grande fermeté l’annonce du Premier ministre visant à doubler le plafond annuel des franchises médicales et des participations forfaitaires.
Annoncée en plein cœur de l’été, cette décision intervient dans une période qui ne favorise ni le débat démocratique ni une véritable concertation avec les partenaires sociaux. Elle constitue un nouveau coup porté aux personnes malades, déjà confrontées à une augmentation constante de leur reste à charge.
Cette mesure intervient à peine deux ans après le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires décidé en 2024. Or, les premiers constats sont sans appel. Selon la DREES, le reste à charge moyen des assurés est passé de 276 € à 292 € par an. De son côté, France Assos Santé rappelle que les personnes atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap supportent déjà près de 2 000 € de dépenses de santé annuelles restant à leur charge.
Ces chiffres démontrent que ce sont toujours les mêmes qui paient : celles et ceux qui ont le plus besoin de notre système de santé. Une telle décision ne peut qu’aggraver les inégalités d’accès aux soins et accroître le renoncement aux soins.
Une politique injuste, inefficace et incohérente
Pour justifier cette nouvelle augmentation, la ministre de la Santé explique qu’elle permettrait de poursuivre les investissements dans les hôpitaux et notamment de financer les médicaments innovants.
Cette argumentation tranche avec celle avancée il y a seulement deux ans. À l’époque, le Gouvernement justifiait déjà le doublement des franchises par la nécessité de « responsabiliser » les patients. Aujourd’hui, cet argument disparaît au profit d’un objectif exclusivement budgétaire. Ce changement de discours illustre surtout l’absence de vision cohérente en matière de financement de notre système de santé.
Surtout, cette mesure est économiquement contre-productive. En augmentant le reste à charge, elle conduira davantage de personnes à différer ou à renoncer à des soins pourtant nécessaires. Les pathologies seront prises en charge plus tardivement, dans des états plus graves et plus coûteux pour la collectivité. Les économies affichées aujourd’hui risquent ainsi de se transformer demain en dépenses supplémentaires pour l’Assurance maladie.
L’UNSA demande le retrait immédiat de cette mesure
L’UNSA demande au Premier ministre de renoncer sans délai à ce nouveau doublement du plafond des franchises médicales et des participations forfaitaires.
L’UNSA rappelle également que le Gouvernement est tenu à une obligation de transparence. La loi prévoit qu’un rapport annuel soit présenté au Parlement afin de préciser les conditions dans lesquelles les sommes issues des franchises médicales et des participations forfaitaires ont été utilisées. Cette obligation doit être pleinement respectée afin que les représentants de la Nation puissent apprécier l’efficacité réelle de ces prélèvements supportés par les assurés.
D’autres choix sont possibles
Pour l’UNSA, l’équilibre financier de notre système de santé ne peut reposer sur une augmentation régulière du reste à charge des personnes malades.
D’autres leviers existent : améliorer la pertinence et la qualité des soins, renforcer les politiques de prévention, lutter contre les actes inutiles, revoir le financement de la protection sociale sur des bases plus justes et plus solidaires, conditionner les exonérations de cotisations sociales accordées aux employeurs – qui représentent aujourd’hui plus de 75 milliards d’euros par an – à des objectifs économiques, sociaux et environnementaux, ou encore mobiliser davantage la fiscalité sur les produits dont la consommation nuit à la santé.
À la veille de la préparation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale, l’UNSA réaffirme son attachement aux principes fondateurs de notre modèle de protection sociale : solidarité, universalité, équité et justice sociale.
Faire supporter le redressement des comptes de la Sécurité sociale aux personnes malades n’est pas une politique de santé publique. C’est un choix politique qui affaiblit notre modèle solidaire et accroît les inégalités d’accès aux soins. L’UNSA continuera à défendre un financement de la protection sociale fondé sur la justice sociale, la responsabilité collective et l’égalité de tous devant la santé. [...]
Lire la suite…
Pour les salaires des agent⋅es publics, mobilisation le 29 septembre !1 juillet 2026Face à l’absence de mesures salariales à la hauteur des attentes des agentes et agents publics, l’ensemble des organisations syndicales représentatives de la Fonction publique appelle à une mobilisation nationale le 29 septembre. Réunies en intersyndicale, elles dénoncent la dégradation du pouvoir d’achat, les difficultés croissantes de recrutement et l’urgence de renforcer l’attractivité des métiers publics par une revalorisation des rémunérations et de meilleures conditions de travail. Appelant le gouvernement à apporter des réponses immédiates, elles préparent une journée d’action pouvant inclure la grève et des manifestations sur tout le territoire.
La canicule que subit notre pays met plus que jamais en lumière les besoins de la population en matière de services publics, de protection pour les plus fragiles et la nécessité de reconnaître l’engagement des agent⋅es.Dans le même temps, les organisations syndicales représentatives de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP ne peuvent que constater l’absence de réponse salariale immédiate du gouvernement à la crise que connaissent les six millions d’agentes et d’agents publics, engagé⋅es pour le service public.
Ni l’activation de l’indemnité différentielle, ni les mesures ponctuelles sur les frais de déplacement ne remplacent une revalorisation générale des rémunérations, à commencer par la valeur du point d’indice.Dans tous les versants de la fonction publique, et dans de nombreux métiers, les difficultés de recrutement et la perte d’attractivité confirment qu’il y a urgence à augmenter les salaires et à améliorer les conditions de travail pour préserver la qualité du service public et la continuité de nos missions, exercées au service de la population.
Nos organisations réaffirment leurs revendications :
des mesures salariales générales et notamment une revalorisation significative de la valeur du point d’indice ;
des mesures de revalorisation et la refonte des grilles indiciaires permettant, dans chaque catégorie, une véritable progression de carrière et la sortie des débuts de carrière du niveau du Smic de même que la revalorisation des métiers à prédominance féminine ;
le rétablissement du versement de la garantie individuelle de pouvoir d’achat ;
le maintien à 100 % des rémunérations versées aux agent⋅es qui sont en congé maladie ordinaire et l’abrogation du jour de carence ;
l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes ;
des garanties sur la mise en œuvre effective de la directive européenne sur la transparence salariale, accompagnée de moyens concrets pour des politiques d’égalité.
Elles considèrent que le calendrier budgétaire ne peut servir de prétexte à différer encore les réponses attendues par les agentes et les agents publics.
Dans ce contexte, les organisations syndicales de la Fonction publique CGT, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, CFE-CGC et FA-FP engagent dès à présent la préparation d’une mobilisation avec manifestations, intégrant la perspective d’une grève le 29 septembre prochain. [...]
Lire la suite…
Manager, c’est tout un travail18 juin 2026Cette année, la Semaine pour la qualité de vie et des conditions de travail (QVCT) a pour thème le management. L’occasion pour l’UNSA de réaffirmer ses revendications autour d’un sujet qui concerne non seulement les cadres, mais aussi l’ensemble des travailleurs, agents de la fonction publique comme salariés du secteur privé.
À l’heure des transitions sociétales, écologiques et numériques, permettre au management d’agir dans de bonnes conditions et au plus près des réalités du terrain constitue un enjeu. Pourtant, la part des salariés qui aspirent à devenir managers diminue depuis la crise du Covid. En cause des injonctions contradictoires, la multiplication des réunions ou encore une charge de travail élevée.
Très vertical et laissant peu de place à la parole des salariés et des agents, le management à la française est jugé peu satisfaisant par de nombreuses études et travaux de recherche, notamment ceux menés par la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail (Eurofound).
Or, pour faire face aux défis que représentent la progression des risques psychosociaux, l’usure professionnelle, les transformations du travail ou encore la quête de sens, il est nécessaire de repenser le management en lui donnant les moyens d’agir. D’autant qu’une mauvaise qualité du management a des conséquences importantes sur la santé des travailleurs, la performance économique et la capacité d’innovation des organisations, sans oublier ses effets sur notre système de protection sociale.
Pour l’UNSA, le premier levier d’amélioration des pratiques managériales en France passe par une révision des contenus pédagogiques proposés aux futurs managers et dirigeants, dès leur formation initiale. L’introduction d’enseignements consacrés à l’amélioration durable des conditions de travail, à la prise en compte de la parole des travailleurs au service de la performance et de l’innovation, ou encore à la reconnaissance des expériences et des acquis, doit être pleinement intégrée afin d’impulser un changement de culture pérenne.
Pour les managers déjà en poste, les entreprises et les administrations doivent les accompagner afin de développer des logiques de travail plus participatives et collaboratives. Elles doivent également leur redonner les marges de manœuvre nécessaires à la gestion de leurs équipes, y compris sur les questions de QVCT.
Pour l’UNSA, il y a urgence à agir. Alors que le nombre de démissions a doublé en quinze ans, malgré un contexte où les perspectives de retour rapide à l’emploi demeurent incertaines pour une partie des travailleurs, la France doit transformer ses organisations du travail avec les salariés et les agents, leurs représentants et les employeurs. Il en va de la santé et de la sécurité des travailleurs, de la performance économique de notre pays et de notre capacité à préserver une ressource précieuse : l’attachement au travail. Car malgré une situation dégradée, les travailleurs demeurent largement attachés tant à leur activité professionnelle qu’à la valeur travail.
Crédit image : Drazen Zigic – Magnific.com [...]
Lire la suite…
Agir pour les métiers du social et du médico-social14 juin 2026Les retraités et personnes âgées, plus exposées que d’autres au risque de la perte d’autonomie, sont en général attentifs aux conditions de vie et de travail des personnes en charge des métiers du soin et de l’aide à la personne.Ils savent que ces personnes sont ou seront amenées à prendre soin d’eux, en cas de maladies invalidantes ou d’accidents de santé. Et pour ces personnels les voyants sont au rouge !
Notre société est marquée par un vieillissement important, et une espérance de vie en progrès. Cette situation entraîne mécaniquement une progression du nombre de personnes concernées par le risque de la perte d’autonomie.Mais elle est aussi confrontée, simultanément, à un autre défi : le manque d’attractivité des métiers du soin et de l’aide à la personne.
Ce manque d’attractivité est lié à des causes multiples : Rémunérations insuffisantes, Conditions de travail pénibles, Horaires fractionnés, Insuffisantes prises en charge des frais de déplacement, Taux important de maladies professionnelles et d’accidents de travail,
Il a pour conséquence : Une féminisation importante, les métiers peu qualifiés étant trop souvent proposés aux femmes, surtout quand ils relèvent du champ du soin. Une désaffection chronique pour ces métiers qui conduit à une rotation importante des personnels, et pour la moitié d’entre eux, à ne pas envisager de terminer leur carrière dans ces métiers.
Les mauvaises conditions de travail génèrent aussi chez les salariés et agents intervenant dans les métiers du soin et de l’aide à la personne, le sentiment d’être, malgré eux, les vecteurs d’une maltraitance institutionnelle préjudiciable aux personnes prises en charge.
Parce que tous nos lecteurs ne sont pas forcément lecteurs de l’UNSA Mag, nous proposons l’excellent dossier constitué par Martine Vignau, Ronan Le Bizec, et Antonin Venerandi, pour une approche exhaustive du dossier des métiers du social et du médico-social, illustrée par des témoignages d’acteurs de terrain. [...]
Lire la suite…
Mobilisation France Autonomie : Agitation et enfumage11 juin 2026Si les constats sur la démographie française sont connus depuis longtemps, quel crédit faut-il accorder à ce que le gouvernement a annoncé ? D’autant que les travaux du Haut Conseil de l’Âge sont totalement ignorés dans la stratégie annoncée. Méconnaissance ou oubli volontaire ?
D’ici 2050, un Français sur trois aura plus de 60 ans. Le nombre de personnes de plus de 85 ans doublera entre 2030 et 2050, avec plus de 700 000 personnes supplémentaires à accompagner, portant le nombre de personnes âgées en perte d’autonomie à 2,8 millions en 2050.Face à cette transformation démographique majeure, la mobilisation France Autonomie, lancée en avril dernier par Camille Galliard-Minier, ministre déléguée chargée de l’Autonomie et des Personnes handicapées, porte une ambition claire : construire avec et pour les personnes âgées une politique durable de l’autonomie, ancrée dans les territoires et fondée sur les réalités du terrain.Cette mobilisation repose sur une gouvernance nationale, la Conférence nationale de l’autonomie, qui permettra d’inscrire cette politique dans le temps long, au-delà des échéances politiques, et de suivre l’évolution du vieillissement, l’exécution des engagements pris et d’ajuster les priorités nécessaires. Elle se réunira chaque année et sera installée à l’automne.
Mercredi 20 mai, la Ministre a présidé avec Olivier Richefou, vice-président de Départements de France, le comité de pilotage préparatoire à la Conférence nationale de l’autonomie, réunissant les principaux acteurs nationaux et territoriaux, ainsi que les représentants des personnes âgées.
D’ici l’automne 2026, plusieurs rencontres thématiques seront organisées avec les acteurs du secteur, les collectivités territoriales, les professionnels, les associations, les représentants des personnes âgées et les aidants autour des six priorités : mieux connaître pour anticiper les besoins ; agir pour vieillir en bonne santé ; valoriser les métiers de l’autonomie ; diversifier les lieux de vie ; accompagner la transformation des EHPAD en Maisons France Autonomie ; aider les aidants.
Lors du Conseil de l’Age du 21 mai 2026 l’UNSA est intervenue pour demander pourquoi il aura fallu attendre la dernière année du second quinquennat pour voir ces sujets arriver.Sans doute, durant les neuf dernières années, y avait-il des sujets plus importants à traiter que celui-ci qui concerne ou va concerner tout le monde !Nous nous sommes étonnés et agacés : tout ce que le Haut Conseil de l’Age a produit sur les EHPAD depuis 18 mois est totalement ignoré. Et puis, nous avons constaté que la loi Grand Âge n’est même plus évoquée ni mentionnée. Pas étonnant quand, dans l’annonce de cette stratégie, il a été dit à demi-mots que de financements il n’y aurait guère.Enfin nous avons dénoncé la création d’une instance Canada Dry (qui ressemblerait au HCA mais sans la diversité qui le compose et sans sa liberté de parole) qui pour le coup, va créer un doublon… Or il y a peu, certaines groupes politiques d’extrême droite, bien intentionnés à l’égard du HCFEA (Haut Conseil de la Famille de l’Enfance et de l’Age), avaient prétexté un imaginaire doublon pour proposer la disparition pure et simple de ces Hauts Conseils.L’UNSA craint que du coup ce ne soit le HCA qui fasse les frais de cette création d’une instance nouvelle.D’ailleurs, dans sa réponse, le Président du HCA a partagé notre inquiétude sur ce doublonnage et ses conséquences possibles sur le Haut Conseil de l’Age.Bref, tout ceci ressemble fort à un énième coup de communication et de brassage de vent. Les personnes âgées et l’importance de ces sujets valent mieux que ça.
Rechercher :
🔍 Connaître l’UNSA Retraités🔍 Guides, analyses et prospectives
Dans la même rubrique
Riches en France : qui sont-ils ?
Rapport du COR 2026, ne cédons pas à l’alarmisme !
Protection Sociale Complémentaire des agents publics, pour les retraités aussi !
Comptes de la Sécurité sociale 2026 : le rouge est mis !
Démographie, retraites et âgisme
2022 – 2026 UNSA Retraités – Mentions légales [...]
Lire la suite…
















03 22 72 52 22
ud-80@unsa.org