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Le congé menstruel27 janvier 202663 427 signatures ! Et vous ?
À ce jour, la pétition portée par l’UNSA pour l’inscription du congé menstruel dans la loi dépasse les 63 000 signataires !
Et vous, vous en pensez quoi ?
L’UNSA a interrogé des passantes et des passants pour leur demander leur avis sur le congé menstruel.Retrouvez leurs témoignages dans la vidéo !
https://www.unsa.org/IMG/mp4/expression_directe_2601.mp4 [...]
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Rapport sur le sexisme en France : un signal d’alarme à ne pas ignorer24 janvier 2026À l’occasion de la Journée nationale de lutte contre le sexisme, le 25 janvier, le Haut Conseil à l’Égalité entre les femmes et les hommes (HCE) a publié son rapport 2026 sur l’état du sexisme en France.Ses constats sont alarmants : le sexisme est profondément ancré dans la société et le monde du travail n’y échappe pas.
Le lieu de travail demeure un espace où le sexisme s’exprime fortement : remarques sexistes, discriminations dans l’évolution de carrière, remise en cause de la légitimité professionnelle, mais aussi violences sexuelles. Trop souvent, ces situations restent tues par peur des représailles ou faute de dispositifs clairs et protecteurs.
Le HCE alerte sur la montée du masculinisme, qui diffuse des discours hostiles aux droits des femmes et banalise les inégalités. Le rapport met aussi en lumière des formes de sexisme plus insidieuses, comme le sexisme paternaliste ou dit “bienveillant”, qui, sous couvert de protection ou de bonnes intentions, continue de limiter l’autonomie, la reconnaissance et l’évolution professionnelle des femmes avec des conséquences directes sur leur santé et leur accès aux responsabilités.
L’UNSA réaffirme que la lutte contre le sexisme et les VSS au travail est un enjeu syndical majeur.
L’UNSA forme ses adhérentes et adhérents à la prévention et à la prise en charge des VSS au travail, afin de mieux repérer, accompagner et défendre les victimes.
L’UNSA soutient également l’EVARS, convaincue que l’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle est un levier essentiel pour prévenir le sexisme et les violences dès le plus jeune âge.
Le 25 janvier, comme toute l’année, l’UNSA réaffirme son engagement pour l’égalité réelle et des environnements de travail respectueux et sûrs pour toutes et tous.
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Solidarité avec la résistance des travailleuses et travailleurs d’Ukraine ! Solidarité avec les syndicats ukrainiens de la FPU et de la KVPU !23 janvier 2026L’UNSA exprime à nouveau son soutien aux travailleurs et travailleuses en Ukraine dans un communiqué intersyndical. Alors qu’un hiver particulièrement dur s’abat sur le pays, la Russie vise délibérément les infrastructures d’acheminement de l’eau, de l’électricité et du gaz. La population ukrainienne est mise à mal en violation manifeste du droit international. Nous réaffirmons dans ce communiqué notre solidarité avec la FPU et la KVPU, fédérations syndicales en Ukraine membres de la CES.
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PLF 2026 : Évitons la fausse bonne idée du coup de rabot sur le CPF20 janvier 2026Dans un contexte économique morose, alors que la situation de l’emploi se dégrade et que le pouvoir d’achat est en berne, il serait contre-productif et injuste de s’attaquer de nouveau au CPF pour atteindre les 5% de déficit public.
En effet, pour éviter une possible censure du gouvernement, la tentation de chercher à faire des économies sur le dos des bénéficiaires du CPF semble encore une option !
L’état actuel du budget pour 2026 établit une diminution de plus de 500 millions d’euros pour le CPF. A cela, le gouvernement serait tenté de reprendre un amendement du Sénat qui alourdit la coupe budgétaire de 92 millions d’euros.
Les mesures proposées pour y arriver sont, entre autres, un plafonnement d’une grande partie des formations éligibles au CPF et une augmentation drastique du reste à charge !
Pour l’UNSA, il est profondément injuste d’imposer un reste à charge automatique, assimilable à une taxe.
De plus, alors que le CPF ne parvient déjà pas à couvrir l’ensemble des frais de formation pour 21 % des bénéficiaires, ces mesures vont encore pénaliser les personnes aux revenus les plus modestes alors même que les besoins en formation sont énormes avec les transformations numériques et écologiques et l’allongement de la vie professionnelle.
Pour l’UNSA, la recherche d’économies ne doit pas pénaliser la formation et l’emploi. Le gouvernement ne doit pas retenir une copie budgétaire qui dégrade encore plus les politiques publiques de l’emploi !
Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA
Contact presse : Vanessa Jereb, secrétaire générale adjointe
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Après l’adoption du PLFSS 202616 janvier 2026Le PLFSS 2026 a été adopté par l’Assemblée Nationale en deuxième lecture le 16 décembre 2025. Nous n’avons pas à porter de jugement sur la nature des tractations entre groupes politiques qui ont conduit à son adoption. Mais en tant que pôle transversal des retraités de l’UNSA, il nous appartient de mesurer les conséquences de cette Loi de Financement de la Sécurité sociale sur le quotidien des retraités de l’UNSA et plus largement de l’ensemble des retraités.
Quelle incidence sur les pensions ?Le projet initial prévoyait le gel des pensions et des prestations sociales, au rang desquelles l’ASPA. Les députés avaient rejeté cette mesure en première lecture, les sénateurs l’avaient partiellement rétablie pour les « grosses » retraites. Après le vote définitif, c’est l’article 161-25 du Code de la Sécurité sociale qui s’applique et entraîne une revalorisation des pensions de 0,9% en janvier 2026. Si cette application du code de la Sécurité sociale épargne aux retraités une ponction de 2,7 milliards d’euros sur leurs pensions, elle n’empêchera pas un décrochage de ces pensions par rapport au salaire des actifs. Si l’on en croit Les Échos, le salaire moyen devrait augmenter de 2,1% en 2026 avec une amplitude entre 1,5% et 3,5% selon les secteurs.Pour les 14,7 millions de retraités percevant une retraite du régime complémentaire AGIRC-ARRCO, dont la valeur du point servi est gelée depuis novembre, ce sera un décrochage marqué par rapport au niveau de l’inflation. Cependant, ce gel résulte non du PLFSS mais bien de l’absence d’accord entre partenaires sociaux gestionnaires du régime complémentaire et de la proposition provocatrice du MEDEF qui avait ouvert la négociation avec une proposition de revalorisation des retraites complémentaires obligatoires de 0,2 %.Rappelons que n’étant pas (encore) reconnue représentative dans le secteur privé, l’UNSA n’a pas droit au chapitre dans ce domaine.
Quelle incidence sur la santé ?L’objectif national de dépense d’assurance maladie (ONDAM), qui devait augmenter de 1.6%, est finalement fixé à 3,1%. Malgré l’augmentation, l’effort reste insuffisant pour répondre aux besoins croissants et à l’inflation. Il aurait fallu qu’il augmente de 4% pour arriver à couvrir ces besoins. Les hôpitaux sont déjà endettés (3 Milliards d’euros en 2024) ; un ONDAM sous-évalué aggravera cette situation.Le doublement des franchises médicales et des participations forfaitaires était une proposition injuste qui sapait les fondements mêmes de la Sécurité sociale en faisant payer directement les malades. Son abandon est une mesure d’équité.
Un financement de la Sécurité sociale toujours insuffisantCertaines exonérations de cotisations sociales, notamment sur les heures supplémentaires, seront compensées par l’État, ce qui est l’application de la loi Veil qui prévoit que toute mesure d’exonération de cotisations sociales doit être compensée à la Sécurité sociale. La Sécurité sociale récupère ainsi 4,6 Milliards de TVA au titre de ces compensations.Mais quelques mesures limitant les dépassements d’honoraires par sur-cotisation, ou la fixation de tarifs médicaux pour limiter la rentabilité excessive de certaines spécialistés (radiothérapie, imagerie médicale…) ont été rejetées. Les lobbies médicaux ont joué à plein et ces mesures qui auraient enrayé le renoncement aux soins n’ont pas été retenues.Parmi les mesures retenues, la taxation des complémentaires santé à 2,05% sera répercutée dès 2026 sur les usagers. Un mauvais coup pour les retraités qui supportent déjà des frais de mutuelle très élevés.
La suspension de la réforme des retraitesCette mesure est appréciée de manière divergente par les organisations qui ont mené conjointement l’action contre la reforme de 2023. Parce qu’à l’UNSA, nous sommes réformistes, si nous refusons cette réforme, nous ne pouvons que nous satisfaire de sa suspension jusqu’en janvier 2028, ce qui améliore la situation de 650 000 salariés proche de la retraite. Ceux que nous rencontrons sur le terrain sont particulièrement attentifs aux incidences de cette mesure sur leur cas personnel.
Un PLFSS qui n’apporte aucune réponse structurelle aux difficultés de la Sécurité socialeCe budget est un budget de compromis, qui a le mérite d’écarter les mesures les plus pénalisantes pour les retraités.Ces mesures, nous les avions dénoncées avec vigueur, dès le 21 juillet, à l’heure où d’autres que nous, réputés plus radicaux, profitaient de leurs vacances. Pour mémoire, notre article du 21 juillet.Certains de nos lecteurs, peu nombreux, adoptant un point de vue orienté par une lecture politique, nous font le procès d’une complaisance excessive à l’égard du gouvernement Lecornu.Nous analysons avec lucidité les menaces qui pesaient sur les retraités, et que notre action, par la médiatisation et l’intervention auprès des parlementaires, a peut-être contribué à écarter.Le niveau des pensions ne nous satisfait pas, même revalorisé de 0.9%. Nous revendiquons une revalorisation significative des petites pensions et de l’ASPA, et la garantie du maintien du pouvoir d’achat de toutes les autres pensions, avec une revalorisation indexée sur les salaires et au moins égale à l’augmentation des prix. Et de ce pont de vue, le compte n’y est pas vraiment !
Pour une concertation sur le financement de la Sécurité socialeDans un contexte marqué par les fractures territoriales, le vieillissement, la progression des maladies chroniques et les transformations écologiques, technologiques et sociales, il devient urgent de repenser en profondeur le financement de la Sécurité sociale. L’UNSA réitère la nécessité d’une concertation élargie, incluant les employeurs, les organisations syndicales, les pouvoirs publics et les citoyens pour construire une réforme du financement de la Protection sociale transparente, démocratique, réellement partagée et permettant de préparer l’avenir.
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Baromètre santé-social 2025 : la santé face au défi des inégalités
Synthèse nationale des rapports d’activité des CDCA 2021/2024 (2e partie)
Qualité de vie au travail et lutte contre la sinistralité dans les métiers de l’autonomie [...]
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Baromètre santé-social 2025 : la santé face au défi des inégalités10 janvier 2026La Mutualité Française et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF) ont publié le 20 novembre 2025 la 3e édition de leur Baromètre santé-social. Face aux disparités territoriales qui fragilisent notamment l’accès aux soins, ce rapport insiste sur la force de la mobilisation locale et des partenaires entre mutuelles et territoires.
L’accès aux soins reste le point de friction majeur entre les attentes des Français et la réalité du terrain. Au cours des 12 derniers mois, 65% d’entre eux ont renoncé à se soigner. Les tensions déjà observées sur la densité de médecins généralistes, avec plus de 6 millions de Français sans médecin traitant selon les estimations de la Drees, se sont non seulement maintenues, mais souvent aggravées dans les zones rurales et périurbaines. Tel est le constat du 3e Baromètre santé-social publié conjointement, le 20 novembre 2025, par la Mutualité Française et l’Association des maires de France et des présidents d’intercommunalité (AMF).Les réponses à notre baromètre UNSA des retraités pointent de façon pertinente ce constat en y ajoutant la dimension économique qui fait que de nombreuses personnes renoncent aussi aux soins car il y a des dépassements d’honoraires.
Déserts médicaux : une France à plusieurs vitessesRéalisé à partir d’indicateurs issus de sources publiques, le Baromètre santé-social 2025 rappelle que l’accessibilité aux soins varie aujourd’hui d’un facteur 1 à 7 suivant le territoire. La légère hausse du nombre de généralistes, soit +1% depuis le baromètre 2023, ne suffit pas à enrayer les déserts médicaux qui concernent 87% de la population. Cette situation inacceptable nourrit un sentiment d’abandon chez de nombreux citoyens.A ce sujet notre Baromètre UNSA des retraités est très éclairant et nous rappelons que sans mesures d’obligation d’installation ce fléau des déserts médicaux ne trouvera pas de solution .
Cependant, l’étude souligne que des solutions émergent de la base. Les Communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), soutenues par les maires et les mutuelles, les maisons de santé ou encore les contrats locaux de santé (CLS) continuent de se déployer pour organiser les soins non programmés et améliorer la coordination ville-hôpital. Ces dispositifs de proximité sont la preuve qu’une médecine territoriale et collaborative est possible. En parallèle, la Mutualité Française déploie près de 3 000 services de soins et d’accompagnement mutualistes pour garantir un accès équitable à la santé partout sur le territoire. Des initiatives originales portées avec les municipalités permettent d’aller directement à la rencontre des patients, à l’instar du Buccobus, un véhicule itinérant qui propose des soins dentaires en milieu rural.
La santé mentale au cœur de l’urgence sanitaireCette 3e édition consacre également un volet spécifique à la santé mentale et confirme l’ampleur du défi de la Grande cause nationale. Rappelons qu’au mois de septembre 2025, la Mutualité Française, l’Institut Montaigne et l’Institut Terram se sont associés pour publier une enquête inédite intitulée “Santé mentale des jeunes de l’Hexagone aux outre-mer. Cartographie des inégalités”. Parmi les enseignements de cette étude, il apparaît qu’un jeune sur quatre de 15 à 29 ans présente des signes de dépression, avec des taux alarmants dans les territoires ultramarins (jusqu’à 52 % en Guyane).
Derrière la tension constante sur le nombre de médecins généralistes, se cache une pénurie préoccupante de spécialistes. Le baromètre met en évidence des déséquilibres critiques dans la densité de psychologues, de psychiatres et de pédopsychiatres en fonction des territoires. Ainsi, l’attente de prise en charge dans un centre médico-psychologique (CMP), en particulier en pédopsychiatrie, se mesure régulièrement en mois.
Face à ce constat, les initiatives mutualistes de proximité et les conseils locaux en santé mentale (CLSM), dont le maillage progresse, sont plus que jamais essentiels pour offrir une réponse rapide et coordonnée. Les formations aux premiers secours en santé mentale, les actions de prévention dans les écoles ou les dispositifs d’écoute pour les agents territoriaux montrent la voie d’une santé mentale de proximité, ancrée dans la communauté.
Inégalités environnementalesAu-delà de l’accès aux soignants, ce rapport met en lumière deux autres crises silencieuses qui pèsent sur le quotidien des Français. La première concerne la santé environnementale. Actuellement, 72% des Français s’inquiètent de l’effet des facteurs liés à l’environnement sur leur santé. La qualité de l’eau potable reste préoccupante et inégale entre les départements. Les données de la Base Sise Eaux révèlent que des millions de Français sont encore alimentés par de l’eau non conforme aux limites de qualité, notamment en raison de la présence de pesticides. De même, l’exposition aux particules fines (PM2,5) accentue le risque de maladies respiratoires dans les zones urbaines et industrielles.
Se superposant souvent aux inégalités sociales, ces sujets de santé environnementale sont cruciaux pour les maires et présidents d’intercommunalité qui agissent et innovent au quotidien pour limiter l’exposition de leurs administrés aux pollutions, dont les plus fragiles. En complément, les mutuelles déploient, en lien avec des acteurs locaux – collectivités territoriales, agences régionales de santé – des actions de promotion de la santé et de prévention auprès du grand public.
Autonomie : des besoins croissantsEnfin, le baromètre propose un focus sur la crise du secteur de l’autonomie dont les besoins de prise en charge sont en forte croissance en milieu urbain. Outre le recul de l’offre de places en établissement pour personnes âgées depuis 2021, la forte disparité des tarifs en Ehpad rend l’hébergement parfois inabordable pour les classes moyennes et modestes, avec un coût moyen de 95€ par jour hors aide sociale.
Les longs délais de traitement des dossiers par les Maisons départementales des personnes handicapées (MDPH) demeurent problématiques, soulignant la lourdeur administrative face à la vulnérabilité. Amorce de changement positif : des collaborations entre les acteurs locaux et les mutuelles facilitent l’accompagnement des seniors et de leurs aidants dans le bien-vieillir et leur permettent de rester à domicile le plus longtemps possible.
L’avis de l’UNSA Retraités :Ce baromètre santé/social ciblant toutes les tranches d ‘âge arrive grosso modo aux mêmes constats et identifications des problèmes que celui de l’Unsa-Retraités qui ne traitait que des retraités mais dans toutes les dimensions de leur vie.Déserts médicaux, disparités territoriales, inquiétude sur les Ehpad, complexité administrative des démarches. Tout cela, nous le martelons depuis longtemps. Voire que d’autres enquêtes vont dans le même sens nous conforte dans nos combats. Mais de constats en constats la situation continue à se dégrader et il serait bien que les décideurs prennent enfin les mesures adéquates. [...]
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Vague de froid : protéger les travailleurs n’est pas une option8 janvier 2026La France traverse depuis plusieurs jours une vague de froid marquée qui expose de nombreux salariés et agents à des risques professionnels réels. Face à cet aléa saisonnier, l’UNSA rappelle que la prévention n’est ni optionnelle ni secondaire.
Travailleurs en extérieur ou dans des entrepôts mal isolés, en déplacement ou en intervention : l’hiver et ses aléas climatiques tels que la neige ou le verglas peuvent directement toucher la santé au travail.
L’exposition au froid peut avoir des conséquences graves telles que des gelures, des crampes, l’apparition de troubles musculosquelettiques. Elle peut également entrainer une hypothermie, dont les symptômes vont des frissons et de la fatigue jusqu’à la perte de connaissance voire, dans les cas extrêmes, au coma et au décès. Il y a donc nécessité à d’identifier ces risques dans les documents uniques d’évaluation des risques professionnels (DUERP) et de prendre des mesures de prévention adaptées.
Tout comme les épisodes caniculaires, les périodes de grand froid supposent d’ajuster l’organisation du travail, de limiter l’exposition prolongée aux basses températures, de prévoir des pauses suffisantes dans des locaux chauffés et de mettre à disposition des boissons chaudes et des équipements de protection individuelle adéquats. Le travail isolé doit être évité autant que possible, ou sécurisé par des dispositifs d’alerte.
L’UNSA alerte également sur les risques accrus liés aux déplacements professionnels en cas de verglas ou de chutes de neige et demande – partout où cela est possible – le report des activités non urgentes, la sécurisation des accès et des parkings ainsi qu’un assouplissement des règles de recours au télétravail. Elle demande aux services de l’Etat de renforcer les contrôles pour préserver la santé des travailleurs et notamment ceux exerçant en extérieur et/ou dans des conditions difficiles.
A RETENIR : L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses salariés. Aussi il doit s’assurer de :
Planifier le travail à l’extérieur en fonction des conditions météorologiques (BTP notamment) ;
Limiter le travail en zone froide et prévoir un régime de pause adapté (mise à disposition de boissons chaudes avec local de repos chauffé, dans le respect des gestes barrières) ;
Mettre à disposition des dispositifs localisés de chauffage pour les postes particulièrement exposés ;
Mettre à disposition les protections individuelles adaptées : gants, caleçons longs, pantalons et vestes isolants, surpantalons, chaussettes, bonnets ;
Éviter le travail isolé pour alerter les secours rapidement en cas de nécessité et éviter ainsi un retard de prise en charge sanitaire, sinon prévoir un système d’alarme en cas d’immobilité prolongée du travailleur.Des dispositions de récupération des heures perdues peuvent être envisagées. A défaut d’accord, la récupération des heures ne peut augmenter la durée du travail de plus d’une heure par jour ni de plus de 8 heures par semaine.
Crédit image : pressfoto on Freepik [...]
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Retraités du régime général : la punition!6 janvier 2026Les retraités du régime général, s’ils vont bien voir leur pension de base de janvier 2026 revalorisée de 0,9%, vont subir une régression sensible de leur pouvoir d’achat, par rapport à l’évolution des prix, et plus encore par rapport aux salaires des actifs. Explications.
Une évolution des pensions de base très modéréeLa pension de base moyenne 2025 s’élevait à 885 €. L’application de l’augmentation légale de 0,9% va la faire progresser de 8 € par mois pour un montant qui devrait atteindre 893 €.Pour les hommes, la pension moyenne, de 1000 € en 2025, passera à 1009 €, soit un gain de 9 €.Pour les femmes, c’est sans surprise, pire. La pension moyenne, estimée à 795 € en 2025, augmentera de 7 € pour atteindre 805 €.
Le gel des pensions du régime complémentaireCertes, la pension de base ne constitue qu’une partie de la pension totale. Celle-ci est complétée par la pension du régime complémentaire obligatoire, l’AGIRC-ARRCO, gérée par les partenaires sociaux. Elle est traditionnellement revalorisée au 1er novembre, dans le cadre d’une négociation entre organisations patronales et organisations syndicales représentatives dans le privé. N’ayant pas encore atteint le seuil de représentativité de 8% dans le secteur privé, l’UNSA ne prend pas part à ces négociations.Le principe de revalorisation des pensions AGIRC ARRCO est le suivant : la revalorisation calée sur l’inflation est pondérée par un paramètre prudentiel de moins 0,4 point. En novembre 2025, l’inflation était mesurée à 1%, la base de négociation s’opérait donc à 0,6%. Le Medef s’est arc-bouté sur une pondération de ce paramètre prudentiel en proposant une revalorisation à 0,2%. Cette obstination a conduit à une absence d’accord et donc une absence de revalorisation du point de retraite servi aux 14.7 millions de bénéficiaires du régime obligatoire. Et pourtant, ce régime dispose de réserves estimées à 86.5 milliards d’euros.
Les conséquences pour les retraités du régime généralUne partie de la pension revalorisée et l’autre gelée, cela entraîne une sous-revalorisation, estimée à 0.5% de la pension totale pour un non cadre, et une perte plus importante encore pour un cadre, dont la retraite complémentaire constitue la part la plus importante de la retraite globale.Et cela alors que la progression du salaire moyen est estimée pour 2026 à 2,1%.Les retraités du régime général vont donc subir une perte de pouvoir d’achat significative, de l’ordre d’au moins 1,5% par rapport aux salaires des actifs, mais aussi par rapport à l’évolution des prix, de l’ordre d’au moins 0,4%.Au 1er janvier 2026, le SMIC devrait augmenter de 1,18% et atteindre 1443 € net pour 35 heures. Cette revalorisation est certes insuffisante, mais cette évolution va rapprocher significativement le montant de la pension moyenne du niveau du SMIC, particulièrement pour les nouveaux retraités.Et la situation des femmes est encore plus critique puisque pour elles, la pension moyenne se situe déjà largement en dessous du SMIC, et à peine au-dessus du seuil de pauvreté.
Une confiscation des réserves du régime complémentaireLes actuels retraités du régime général ont cotisé toute leur vie active à l’AGIRC ou à l’ARRCO. Alors que les réserves de ce régime obligatoire sont largement suffisantes pour en assurer la pérennité, refuser aux retraités le simple maintien de leur pouvoir d’achat consiste à les priver du fruit de leurs cotisations passées.Le MEDEF a manifesté, lors des négociations ouvertes en janvier 2025 sur le système des retraites, son intention de voir les partenaires sociaux gérer l’intégralité du régime des retraites du privé, base et complémentaires. Avec de telles pratiques et un tel esprit d’ouverture à la négociation, il est d’avance disqualifié pour qu’on lui concède ce rôle. Les parlementaires ayant voté le PLFSS, avec toutes ses insuffisances, en respectant l’esprit et la lettre du Code de la Sécurité sociale, se sont finalement montrés beaucoup plus attentifs à la situation des retraités, dont une bonne partie sont confrontés à des précarités multiples. [...]
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Baromètre des retraités 2025 : on vous dit tout!27 décembre 2025L’édition 2025 du Baromètre UNSA des retraités met en exergue les difficultés multiples auxquelles sont confrontés les retraités disposant de petites pensions. Elle exprime aussi l’inquiétude des retraités sur les déserts médicaux.
Avec une petite retraite, la précarité et l’isolement s’imposent dans le quotidien.La précarité affecte durement les retraités disposant de pensions inférieures à 1400€, qui ont du mal à faire face aux dépenses d’entretien du logement, de mobilité, de chauffage. Pour les retraités disposant de moins de 1000 €, s’y ajoutent des privations alimentaires.Ces retraités modestes sont confrontés à l’isolement social et plus nombreux que les autres à se sentir exposés aux maltraitances et à la discrimination par l’âge. Ils sont aussi fortement affectés par la fracture numérique.Les retraités disposant de pensions comprises entre 1400 € et 2000 € connaissent également des difficultés multiples, même si c’est à un degré moindre. On peut parler de précarités pour les retraités vivant seuls, le plus souvent des femmes.Loisirs et voyages relèvent du luxe pour les retraités disposant de moins de 2000 € de pension. Un luxe inaccessible pour les plus modestes.
Le renoncement aux soins n’est pas anecdotiqueEn 2025, quatre-vingts ans après la fondation de la Sécurité sociale, il est choquant que des personnes, âgées de surcroît, renoncent à se soigner tant pour des raisons économiques que par pénurie de professionnels de santé. C’est pourtant la situation que décrivent les réponses à notre questionnaire. Un tiers de nos répondants a déjà renoncé à des soins auprès d’un médecin spécialiste.
Vous avez dit « boomers » ?Stigmatisés par la qualification de « boomers », accusés d’une posture immorale, les retraités qui ont répondu à notre enquête nous ont permis de rassembler des éléments s’opposant à cette description caricaturale de profiteurs hédonistes et égoïstes.Ils sont huit sur dix à se considérer comme « utiles aux autres », six sur dix à s’investir dans le bénévolat et un sur deux à déclarer être ou avoir été aidant familial. Tout le contraire d’une posture égoïste !A l’heure où l’on stigmatise la charge financière sur le budget de la nation que l’on impute aux retraites, il serait plus juste de considérer que l’essentiel des retraites ne relève pas de prestations sociales redistributives mais de salaires différés dont les droits ont été acquis par des contributions. Il faudrait également mesurer la part des richesses résultant du bénévolat des retraités et reposant sur le principe de solidarité.
Nous ne vivons pas tous la même retraiteÉcarts importants de revenus, différences fortes de conditions de vie, tous les retraités ne sont pas confrontés aux mêmes réalités du quotidien. Le maintien de leur pouvoir d’achat s’impose et si un effort de solidarité financière peut être demandé aux retraités comme à tous les citoyens, celui-ci ne doit pas reposer sur la condition de retraité mais sur le niveau des revenus, dans un esprit progressif impliquant à égalité de contribution, actifs et retraités. Cela passe par une refonte de la fiscalité dans un sens plus équitable.
Pour aller plus loin
Synthèse 4 pages – Baromètre des retraités 2025
Etude complète – Baromètre des retraités 2025 [...]
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Thermalisme : apaiser la douleur ne relève pas du luxe! (Mise à jour 16 décembre 2025)23 décembre 2025Le Projet de Loi de Financement de la Sécurité sociale prévoyait de réduire de 65% à 15% les remboursements de cure thermale, et ce, dès janvier 2026.Le prétexte : ces cures relèveraient plus de soins de confort que de réelles thérapies.Pour les retraités et personnes âgées, ces traitements semblent pourtant être largement bénéfiques.Finalement le taux de remboursement à 65% est préservé, mais la vigilance reste de mise.
En recherche d’économies sur le budget de la santé, le gouvernement a fait flèche de tout bois et tenté d’imposer des mesures brutales, qui s’appliqueraient à tout le monde, sans tenir compte des réels besoins thérapeutiques.Il est possible que certaines de ces prescriptions de cure relèvent plus du confort que du réel besoin, mais s’il faut mettre un peu plus de rigueur dans la gestion et le remboursement de ce type de soins, appliquer la même règle pénalisante à tout le monde relève de l’absurde et de la gestion de la santé publique façon « Père Ubu ». On raccourcit tout ce qui dépasse, et on aligne tout le monde à 15% !
La responsabilité des prescripteursS’il existe des abus, c’est du côté des prescripteurs qu’il faudrait se tourner.Ou les soins prodigués sont inutiles, et ce n’est pas à 15% qu’il faut les rembourser, mais les laisser à l’entière charge de leurs bénéficiaires, car l’Assurance maladie n’a pas vocation à financer des soins de confort.Ou ils sont utiles, et dans ce cas, laisser aux patients un reste à charge de 85% du coût de la cure ouvrirait grand la porte aux renoncements aux soins.De plus, s’ils sont agréés, c’est bien que les centres de thermalisme ont vu leur utilité thérapeutique reconnue.
L’utilité des soins de cureQui peut estimer que des patients cardiaques, victimes d’insuffisances respiratoire, de polyarthrite, relevant de cancer ou simplement âgés ne tirent pas un bénéfice des cures pour soulager leurs douleurs ? Apaiser la douleur est un devoir de notre système de santé. Bénéficier de traitement l’atténuant ne doit pas être réservé aux patients qui auraient les moyens de se faire rembourser ces soins par une complémentaire santé aussi coûteuse que protectrice. Cela nous ramènerait, d’un point de vue social, aux riches heures du XIX ème siècle, où seuls les riches allaient « prendre les eaux ». La Sécurité sociale, voici quatre-vingt ans, a mis un peu plus de justice et d’égalité dans l’accès à ce type de soins. Il importe de préserver cet acquis.
Évaluer la pertinence des traitements est nécessaire, décider unilatéralement que leur utilité est minime pour l’ensemble des patients est abusif.
Une destruction d’emplois massive en perspectiveMême si la Sécurité sociale n’a pas pour vocation première de préserver l’emploi, il faut aussi mesurer la casse sociale qu’induirait un déremboursement aussi brutal des cures. Sur vingt-cinq mille emplois, c’est vingt mille qui pourraient être menacés, et souvent dans des bassins d’emplois déjà sinistrés.
Soucieuse de préserver les intérêts et la santé des usagers des cures thermales, l’UNSA Retraités refuse la baisse des remboursements des soins de thermalisme, elle reste vigilante sur ce dossier et soutient les prises de position de l’UNSA Santé sociaux sur ce sujet.
Le communiqué de l’UNSA Santé sociaux : [...]
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