À compter du 1er avril 2025, le plafond permettant d’accéder à la Complémentaire Santé Solidaire « non contributive » (C2S, ex-CMU) sera porté à 862 € par mois pour une personne seule en métropole et 959 € dans les DOM. L’UNSA dénonce une nouvelle fois un plafond de ressources injustement bas qui réserve la C2S « non contributive » aux situations d’extrême pauvreté, excluant ainsi des millions de travailleur·euse·s précaires ou de personnes vivant au bord de la précarité.
Environ 2,5 millions de français·e·s sont dépourvu·e·s de complémentaire santé
L’UNSA regrette cet entêtement des gouvernements successifs et réclame une refonte des critères d’éligibilité de la C2S, afin qu’ils tiennent compte des réalités économiques et sociales. Le montant actuel ne prend pas en compte la diversité des situations de précarité. Pour l’UNSA, ce plafond doit être repensé et, à tout le moins, aligné sur le seuil de pauvreté, actuellement fixé à 1 216 € par mois pour une personne seule.
Avec près d’une personne sur trois renonçant à faire valoir ses droits à la C2S « non contributive », l’UNSA souligne également l’importance de simplifier les démarches administratives. La réévaluation du plafond ne saurait suffire sans des efforts concrets pour en faciliter l’accès. Information, accompagnement personnalisé et simplification des processus administratifs sont essentiels pour soutenir les publics les plus vulnérables. Pour l’UNSA, la santé ne doit pas être un privilège, mais un droit universel garanti à toutes et à tous.
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