Reste à charge et plafonnement : nouvelle attaque contre le CPF
Reste à charge et plafonnement : nouvelle attaque contre le CPF

Reste à charge et plafonnement : nouvelle attaque contre le CPF

Après des débats budgétaires houleux, les conséquences du projet de loi de finances se concrétisent. Avançant son objectif d’un déficit à 5 %, le gouvernement avait en effet ciblé le CPF pour économiser plusieurs centaines de millions d’euros.

Aujourd’hui, le coup de rabot sur le CPF rentre en vigueur avec la publication du décret fixant son reste à charge à 150 euros, soit une augmentation de presque 50 euros ! Cela s’ajoute au décret sur le plafonnement de la prise en charge du bilan de compétences, de la préparation au permis de conduire et des certifications du répertoire spécifique. Prochainement, la VAE va aussi rejoindre la liste des formations soumises à un plafonnement de prise en charge.

L’UNSA dénonce cette nouvelle offensive contre le CPF, profondément injuste, car il peine à couvrir l’ensemble des frais de formation pour 21 % de ses bénéficiaires. Ces restrictions vont pénaliser les personnes aux revenus modestes alors même que les besoins en formation grimpent avec les transformations numériques et écologiques et l’allongement de la vie professionnelle.

Il s’agit d’une remise en cause de l’esprit de la loi de 2018 pour choisir son avenir professionnel. Elle visait à garantir un droit individuel simple, lisible et accessible. Derrière cette stratégie, l’UNSA redoute une dérive adéquationniste du compte personnel de formation pour les salarié·es vers un compte « professionnel » de formation à la main de l’employeur.

Ainsi, avec ce couplage de création de plafonnement et d’augmentation du reste à charge, le gouvernement s’obstine à restreindre la liberté des salarié·es de changer de voie, de sécuriser leur parcours et de construire leur projet professionnel de manière autonome. Pour l’UNSA, la recherche d’économies budgétaires ne doit pas se faire au détriment de la formation et de l’emploi.

Laurent Escure, secrétaire général de l’UNSA
Contact presse : Vanessa Jereb, secrétaire générale adjointe

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