Semaine de la petite enfance : des attentes fortes pour un service public en construction

Cette année marque une étape importante pour la petite enfance avec le déploiement du service public de la petite enfance (SPPE). Toutefois, les attentes des professionnels du secteur sont plus fortes que jamais, notamment en matière d’attractivité des métiers, d’amélioration des conditions de travail et de qualité d’accueil.

Renforcer l’attractivité des métiers
À l’occasion de la semaine de la petite enfance, l’UNSA rappelle que l’attractivité des métiers de ce secteur reste un enjeu majeur. Dans l’accueil collectif, le bonus attractivité, introduit en 2024 pour améliorer les rémunérations, doit poursuivre son déploiement. Tous les employeurs doivent assurer une juste reconnaissance de ces métiers essentiels.

Une réglementation pour garantir la qualité d’accueil
Alors que le gouvernement s’apprête à publier de nouveaux textes réglementaires, l’UNSA réaffirme la nécessité d’une réglementation garantissant des conditions de travail et d’accueil de qualité. Les mesures annoncées pour élever la qualité d’accueil dans les micro-crèches constituent un premier pas. Cet effort doit se poursuivre afin d’augmenter les taux d’encadrement dans l’ensemble de l’accueil collectif et se rapprocher des standards internationaux.

Mieux reconnaître les assistantes maternelles
Premier mode d’accueil en France, les assistantes maternelles jouent un rôle central dans l’offre de garde des jeunes enfants. Pourtant, leur nombre diminue d’année en année, menaçant l’équilibre du service public de la petite enfance. La réforme du Complément de Mode de Garde (CMG) prévue cette année doit être l’occasion d’une revalorisation du minimum de rémunération, aujourd’hui fixé à seulement 0,281 SMIC par heure et par enfant. L’UNSA revendique un seuil minimum de 0,4 SMIC, afin qu’une assistante maternelle accueillant trois enfants à temps plein perçoive une rémunération décente, au-dessus du SMIC. D’autres sujets doivent également continuer d’être traités, comme l’accès effectif à la formation, la formation des particuliers employeurs et la garantie des salaires.

Un service public à la hauteur des attentes
La création du service public de la petite enfance est une opportunité pour améliorer durablement l’accueil des jeunes enfants et les conditions de travail des professionnels. L’UNSA continuera d’affirmer ses revendications pour un service public à la hauteur des besoins des familles et des attentes des professionnels.

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